Expatriation : Et si on osait parler de nos challenges

Expatriation et challenges: Et si on osait en parler ?L’expatriation est un sujet compliqué sur lequel écrire : je suis toujours tentée d’en décrire son côté lumineux. Tout ce que j’ai appris, tout ce que j’ai fait et que je n’aurais jamais fait autrement. Je suis la première à dire que je suis aujourd’hui bien différente de la fille qui est montée dans l’avion en 2012 pour partir vivre à Singapour.

Cependant, cette transformation ne s’est pas faite en un jour ni sans à-coups. Trouver ma place, trouver du sens dans mon expatriation a vraiment été pour moi un processus. Et je trouve que même pendant ma deuxième expatriation aux Etats-Unis, ça continue de l’être.

Je choisis donc de vous partager certains de mes apprentissages « dans la douleur », car je pense, qu’entre nous, il est important de laisser tomber le masque et d’oser parler de nos challenges.

1. Ma nouvelle vie n’a pas commencé une fois qu’on a posé nos valises

Pour ma part, elle a commencé 9 mois plus tard après mon arrivée. Pendant ses 9 premiers mois, j’ai été en transition. Plus en France, mais pas encore pleinement dans ma vie singapourienne. Je découvrais la ville, j’apprenais l’anglais, je me créais de nouvelles habitudes, mais surtout, je faisais le deuil de ma vie d’avant et je digérais toute cette nouveauté.

J’ai été parfois dépassée par les événements. Je me suis sentie seule. Je me suis sentie perdue dans ma nouvelle vie. J’ai eu de vrais coups de blues. Je me suis parfois dit que cela avait été une erreur de tout quitter pour partir vivre à 12000 kilomètres, de « suivre mon mari ». Une erreur d’avoir sacrifiée ma sacro-sainte indépendance financière et mon identité professionnelle.

Ne pas travailler, ne pas gagner d’argent, dépenser de l’argent que je n’avais pas gagné, ne pas avoir de programme très précis pour chaque jour, ne pas avoir d’amis : ça a été mon quotidien pendant ces 9 premiers mois. Je n’avais jamais connu une telle situation.

J’avais appris à étudier, puis travailler et avoir 5 semaines de vacances. Je n’avais jamais utilisé mon temps autrement en étant adulte. Je savais que ça n’allait pas durer car je cherchais du travail. Cependant je ne savais pas combien de temps il allait me falloir pour décrocher un poste. C’était aussi dur de ne pas me sentir heureuse quand j’avais en apparence tout ce qu’il fallait pour l’être.

2. Mon erreur de diagnostic

Cependant, j’ai réalisé que je me trompais dans mon diagnostic. Je n’avais pas de problème avec ce que l’expatriation m’apportait : un nouvel environnement, côtoyer de nouvelles cultures, avoir un nouveau mode de vie, parler une nouvelle langue. J’appréciais vraiment tout ça.

Mes difficultés venaient de ce que l’expatriation m’avait enlevé. Pour me sentir vraiment Moi, pour avancer, j’avais besoin de me sentir utile. J’avais besoin de me sentir part de quelque chose. J’avais besoin de connections profondes, j’avais besoin d’un cadre et d’une direction. Or, malgré un environnement magnifique et des conditions matérielles privilégiées, je n’avais plus rien de tout ça.

Ma recherche d’emploi piétinait. Je me sentais dans une impasse. A cette époque, j’ai regardé beaucoup de séries…

3. Le cadeau mal emballé : la découverte de mes besoins essentiels…

J’ai alors compris que ces besoins me montraient ce qui était essentiel pour moi. Vraiment essentiel. Il m’a fallu en être privé pour en prendre conscience. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’ils font partie de mon ADN. Ils se vérifient toujours et guident mes choix.

Mon métier, Coach de Carrière, se base sur le fait d’avoir des échanges profonds avec mes clientes.

En me faisant accompagner dans le développement de mon entreprise, je nourris mon besoin de  recevoir un cadre et une direction.

Dorénavant, je développe facilement mon réseau, parce que je sais que j’ai besoin de créer des liens. Je n’ai pas besoin de compagnie. Mais de liens forts. Bien sûr ça prend plus de temps, mais ça me va.

Cela ne va dire qu’aujourd’hui tout est facile, ni que tout se fait sans à-coup. Y’a toujours des ratés, des doutes, des moments de « mais qu’est-ce que je fais là ? ». Mais ce n’est pas grave, je ne cours plus après l’expatriation « parfaite ». Je crois au processus, je crois que je continue d’apprendre et de grandir. Je sais aussi que j’ai parfois besoin d’un moment de repli pour me relancer avec enthousiasme dans l’action et jeté un regard inspiré sur ma vie en expatriation.

4. L’expatriation est une aventure identitaire

L’expatriation, même si vécue en couple et/ou en famille, est une aventure avant tout individuelle, car elle vient nous chercher sur des questions identitaires, rarement explorées avant. Qui suis-je quand je ne travaille pas ?  Quand je n’ai pas mes amis autour de moi ? Qui suis-je quand ce qui me définissait auparavant, n’est plus ?

C’est pour ça qu’il est pour moi, primordial d’accepter la vulnérabilité dans laquelle elle nous plonge. Nous vivons littéralement un déracinement : coupée de nos racines originelles, puis plongée dans un nouvel environnement,  nous allons chercher à former de nouvelles racines. Comme pour les plantes après une transplantation les premiers temps, il est normal d’être un peu perturbée avant de parvenir à nous redresser et former des bourgeons. Chacune a son rythme. Ce n’est pas une course au bonheur, c’est un processus.

Recherche d’emploi & Expatriation : Bruno Mars a la clé de votre succès

Dans sa chanson, « Just the Way you are », il chante : « Cause you’re amazing, Just the way you are ». Un million de fois oui !!! Vous êtes incroyable, juste telle que vous êtes ! C’est une de mes plus profondes convictions. Et il est indispensable que vous en preniez conscience.


#1- Il n’y a pas qu’une seule façon d’être

En prendre conscience, mais pas grâce à la méthode Coué. Non non, il ne s’agit pas de vous répéter « Je suis incroyable telle que je suis » 10 ou 100 fois par jour. Ou d’écouter Bruno Mars vous le chanter, pour vous en convaincre. Non, vous devez le réaliser par vous-même, à partir d’éléments factuels.

C’est ce travail que j’ai fait récemment avec une de mes clientes qui voyait le fait d’être introvertie comme un défaut. Grâce à une introspection guidée, elle a eu des prises de conscience sur qui elle était et surtout sur tout ce qu’elle pouvait apporter en assumant sa façon d’être.

Car il n’y a pas UNE SEULE BONNE FAÇON D’ÊTRE. Le plus important est de trouver l’environnement et les conditions dans lesquelles notre façon d’être est un atout.

Par exemple, si vous êtes quelqu’un de souvent impatient, qui est très tournée vers l’action et qui n’aime pas passer du temps à peaufiner les théories, ne cherchez pas à apprendre comment mieux ronger votre frein. Au contraire, travailler avec des personnes qui ont des idées originales et créatives et aidez-les à transformer leurs théories en résultats concrets. Votre talent naturel à leurs côtés va faire merveille. Vous allez naturellement être à votre meilleur, sans fournir de gros efforts.

A vous de développer ce talent pour être encore plus performante et décupler votre potentiel de réussite.

#2 – Mais la réalité est bien souvent différente…

En effet, on passe plus de temps à négliger nos atouts et nos forces qu’à les développer. A la place, on cherche à s’améliorer là où on n’est pas très bonne, naturellement. On est formatée à procéder ainsi car il y’a cette idée, très répandue que si, on se donne à fond alors on peut tout à fait y arriver. C’est vrai, on peut y arriver. Mais avec bien peu de plaisir et tellement moins bien que ceux dont c’est le talent naturel…

En fait, c’est comme si on voulait que nos qualités, ne se voient pas trop… La piège, dans cette logique, est l’épuisement et le manque de sens. On va s’épuiser à s’améliorer sur des choses qui ne correspondent pas naturellement à qui on est vraiment. Et finalement, on va passer à côté de notre niche d’excellence, celle qui réunit talents et plaisir.

#3 – Talents et plaisir, deux mots qui attirent autant qu’ils font peur.

Quand je parle de talents à mes clientes, je les vois souvent perplexes, voire incrédules. Je sais ce qu’elles se disent dans leur tête : « Ah mais moi des talents je n’en ai pas. C’est mon problème d’ailleurs, je suis juste une fille normale ».

Ça c’est souvent l’éducation française qui parle et un syndrome de l’imposteur bien installé, qui vous fait penser : « Mais qui je suis moi, pour dire que je suis bonne à faire ceci ou cela. C’est très prétentieux ».

Pas de jugement, je connais ce genre de discours mental… Mais en fait, on peut dire qu’on est bonne dans quelque chose, en toute humilité. Car tout le monde est talentueux dans un domaine spécifique. Donc assumer vos forces ne retire rien à personne.

Quand je parle de plaisir à mes clientes, là, leurs yeux pétillent. Mais en même temps, plus ça semble possible, plus ça semble suspect. Comme si ce n’était pas possible à propos d’un « vrai travail ». Je pense que ça vient souvent de notre héritage judéo-chrétien : il faut d’abord souffrir pour mériter des choses agréables.

#4 – Mais qu’est-ce-que cela à avoir avec votre recherche d’emploi pendant votre expatriation ?

Tout, Mesdames ! Quand vous cherchez du travail, pendant votre expatriation, vous êtes nombreuses à m’en parler : il faut « se vendre » ! Je ne suis pas fan de cette expression, mais c’est en effet, l’idée. Ça fait donc faire une différence dans vos résultats, si vous êtes capable de parler de vos qualités et forces plutôt que de laisser penser que vous êtes une professionnelle « moyenne », vous ne pensez pas ?

Surtout qu’en étant étrangère, une entreprise peut avoir besoin de faire des démarches supplémentaires pour vous embaucher, donc donnez-leur envie de faire cet effort supplémentaire en leur parlant de vos talents !!


Vous avez du mal à identifier vos atouts  et à savoir ce qui fait de vous une candidate unique ? Parlons de comment je peux vous aider pendant une séance découverte gratuite (et sans engagement). 

Retour d’expériences sur mon Bilan de compétences en expatriation

Est-ce vraiment d’un bilan de compétences dont vous avez besoin ? Le bilan de compétences, j’ai choisi d’en faire un quelques mois après avoir commencé ma recherche. Mes candidatures restaient sans réponse et j’avais aussi entendu le fameux mot « networking », qui m’avait fait tressaillir. Conclusion,  je me suis dit qu’en fait ce qu’il me fallait, c’était…un bilan de compétences.

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Femmes Expatriées : Les secrets de celles qui ont décroché un poste qui leur plait

La récente enquête d’Expat Communication le dit clairement : il faut environ un an aux partenaires expatriés pour trouver un emploi pendant une expatriation. Et bien souvent, les postes décrochés ne correspondent pas vraiment aux attentes, que ce soit en matière de rémunération ou de challenge professionnel.

Cependant des solutions existent ! Je partage avec vous 4 clés qui vont faire une vraie différence.


1. Elles ont pensé que c’était possible

Ça peut sembler simpliste et pourtant ça fait une énorme différence. 80% de vos résultats dépendent de votre état d’esprit. Donc si quand vous cherchez du travail, vous ne cessez de vous dire que de toute façon, avec votre visa, votre niveau d’anglais/d’allemand…, la crise, les quotas… il va vous être impossible de trouver du travail, et bien, en effet c’est exactement ce qu’’il va se passer ! Ce genre de pensée sont comme des boulets que vous vous mettez au cerveau et qui vont donc énormément limiter votre prise d’initiatives, votre réceptivité à des informations utiles, votre capacité à explorer des pistes insolites.

Certaines ont fait le constat qu’elles ne savaient tout simplement pas comment s’y prendre, mais avaient la conviction que c’était possible d’y arriver. Elles ont alors fait le choix de se faire accompagner. Un exemple avec Stéphanie que j’ai accompagnée « J’étais à ce moment-là dans une impasse car je n’arrivais pas à savoir comment définir mon projet professionnel par rapport à ma vie de maman femme d’expat ! Grace à tes outils et ta méthodologie, j’ai pu définir mon positionnement facilement, comprendre mes pensées & croyances limitantes. Tu m’as redonnée confiance en moi pour mener à bien ma recherche d’emploi. Ma plus grande satisfaction a été de trouver un emploi durant mon coaching qui est celui dont je rêvais secrètement. »

2. Elles ont compris qu’elles devaient offrir ce qu’elles savaient et aimaient faire

Bien souvent, pour accélérer notre réussite, on n’hésite pas à dire qu’on est aussi « ouvertes à toutes les opportunités» ou «vraiment intéressée d’apprendre de nouvelles choses ». Ce sont deux postures tout à fait honorables mais pas du tout efficaces !

Pour convaincre facilement un recruteur/ un manager de vous faire confiance, vous devez lui donner des « garanties ». Vous devez lui parler de ce que vous pouvez lui apporter de façon certaine, car déjà  fait et éprouvé dans de précédentes expériences.

Finalement, posez-vous cette question : « Pourquoi ne pas proposer à un employeur ce que vous savez faire de mieux ?

3. Elles ont aligné CV et projet

Retrouvez la suite de l’article sur le site de Le Petit Journal : http://www.lepetitjournal.com/expat-emploi/le-coin-des-experts/283858-femmes-expatriees-les-secrets-de-celles-qui-ont-decroche-un-poste-qui-leur-plait


 

Expatriation & Reconversion : Ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain

Expatriation & Reconversion : Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bainL’idée de se reconvertir quand on part vivre à l’étranger est assez fréquente. Je la lis souvent sur les groupes Facebook liés à l’expatriation. Personnellement, j’ai eu le même réflexe. Je me suis dit : “Nouveau pays, nouvelle vie, nouveau job ». Cette expatriation avait le goût d’une parfaite opportunité pour rebattre les cartes de ma vie professionnelle. Sauf que, par expérience, la réalité est un peu plus compliquée que cela et un projet de reconversion doit avoir des bases plus solides qu’une envie de faire autre chose…

Je vous partage 4 angles à considérer si vous pensez à une reconversion :


# 1 : On ne bâtit pas un projet sur un rejet

Combien de femmes m’ont dit/ m’ont questionné sur le sujet de la reconversion. Des dizaines !

A chaque fois, je leur demande ce qui les motive à envisager cette voie, et dans la grande majorité des cas, leur réponse est : “Plus envie de faire mon précèdent job » ou « Mon dernier poste ne s’est pas très bien terminé… ». A la question, « Qu’avez-vous envie de faire à la place ? », la réponse est souvent « Ben, je ne sais pas, c’est ça mon problème ».

Réflexe normal de ne pas vouloir revivre une situation douloureuse. Cependant, dans ce contexte-là, le projet de reconversion manque de bases saines. Un projet, quel qu’il soit, doit s’ancrer dans un désir, une envie, un enthousiasme. Pas un peur, pas un rejet, sous peine de manquer de sens sur la durée.

Donc avant de faire une croix sur votre carrière passée, travaillez à connaitre vos envies ! Est-ce que c’est facile à faire ? Nope ! Est-ce que ça vaut la peine ? Oh oui !!!!!

# 2 : Un nouveau diplôme n’est pas un accès VIP  vers une reconversion réussie

J’ai rencontré aussi des femmes qui avaient déjà entamé une reconversion et qui avaient alors passé un diplôme pour justement asseoir cette nouvelle orientation.

Cependant, elles n’arrivaient pas à vraiment concrétiser cette réorientation. Leur reconversion se limitait jusque-là au domaine académique. Même en France, où le poids des diplômes est important, un diplôme ne garantit pas un emploi. A l’étranger, son impact peut être encore moindre, car dans de nombreux pays, le diplôme compte moins que les expériences-terrain. Gardez en tête, que quand on est étrangère, il est encore plus primordial de mettre en avant les solutions concrètes que l’on peut apporter à un potentiel employeur.

Acquérir un diplôme dans un nouveau champ d’expertise ne va pas vous ouvrir automatiquement les portes de postes que vous n’avez jamais occupés. C’est la façon dont vous allez lier votre passé professionnel avec votre nouvelle orientation qui va vous aider à décrocher un poste. Votre diplôme tout seul, n’a bien souvent, pas ce pouvoir-là.

 

#3 : Pas besoin de faire un virage à 180 degrés pour retrouver du plaisir dans le travail

Dans le prolongement du point #2, identifier votre « touch », votre fil rouge du plaisir au travail peut vous amener à mettre l’accent sur des missions qui ont eu beaucoup de sens pour vous et abandonner celles qui, au contraire, vous pèsent.

On peut continuer d’utiliser des compétences testées et approuvées. Mais différemment, afin que notre quotidien professionnel nous ressemble plus. Qu’il nous permette surtout d’être facilement et naturellement à notre meilleur.

Ce n’est pas parce qu’une expérience professionnelle n’a pas été heureuse que pour autant tout est à jeter. Surtout pas ! Dites-vous que vos compétences, vos savoir-faire ont été mal utilisés, voire gaspillés. Vous n’avez pas besoin de recommencer à zéro. Juste cernez quel contexte/environnement vous conviennent mieux. Il suffit parfois d’ajustements minimes, pour se sentir alignée avec son travail et capitalisez sur vos acquis.

# 4 : Se reconvertir, échappatoire à la recherche d’emploi ?

J’ai rencontré aussi beaucoup de femmes qui voulaient se reconvertir dans l’entrepreneuriat. Bien souvent, elles se projetaient difficilement dans la situation de recherche d’emploi et utilisaient les expressions « chômeuse », « être au chômage » avec douleur.

Du coup, créer leur entreprise pendant leur expatriation apparaissait comme un bon Itinéraire bis.

Là encore, on est dans une stratégie d’évitement plus que développement.

Un projet entrepreneurial doit selon moi, être un moyen d’atteindre un objectif. Non pas être une fin en soi. Créer son entreprise pour créer son entreprise est dangereux parce que beaucoup de challenges sont présents sur cette route là aussi. Il est important d’être porté par une envie, une aspiration (une inspiration ?) qui permet de surmonter les obstacles et prendre du plaisir dans les efforts à fournir.


Vous avez du mal à identifier le poste-cible qui vous conviendrait bien ? Parlons-ensemble lors d’une séance découverte gratuite.


Pourquoi il ne suffit pas d’avoir un CV parfait pour avoir des entretiens d’embauche

Quand je suis contactée par des femmes qui me demandent de l’aide pour améliorer leur CV, je leur explique que pour cela, nous allons d’abord, travailler sur le positionnement. Si cette approche peut surprendre, elle vient du fait que ce n’est pas votre CV qui cherche du travail. C’est vous. Je m’explique :


#1 : L’erreur que 90% des personnes font avec leur CV

On ne décrit pas une expérience professionnelle telle qu’on l’a vécue. On la décrit en fonction de là où on veut aller.

Si vous ne donnez pas de cap à votre CV, alors chaque expérience décrit une variété de missions. L’ensemble devient comme cacophonique. On ne saisit pas votre message, vous parlez de trop de choses en même temps. Votre CV n’est pas du tout efficace.

#2 : Les techniques de rédaction de CV ne font pas tout !

Votre CV n’est pas le récapitulatif de votre parcours professionnel. Il ne suffit pas de juxtaposer vos expériences professionnelles en utilisant des techniques de rédaction de CV, pour que les recruteurs soient séduits par votre CV.

Votre CV est le document qui vous sert à expliquer brièvement à l’écrit pourquoi vous êtes qualifiée pour le poste auquel vous postulez. Il doit donc mettre en avant un fil rouge, une cohérence et surtout rassurer sur votre maîtrise du sujet.

#3 : Ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement.

Quand vous avez travaillé sur votre positionnement, vous vous êtes déjà distinguée de 90% des candidats en entretien qui craignent les questions (même les plus basiques) des recruteurs. Quand vous êtes claire sur votre projet, vous ne redoutez aucune question en entretien.Vous n’avez aucun angle mort. Votre discours est précis et impactant et se distingue naturellement des autres candidats.

#4 : La peur est mauvaise conseillère

Le frein exprimé le plus souvent quand je parle de définir son positionnement est : « Mais je ne veux pas me priver d’opportunités ». Moi non plus, je ne veux pas que vous vous priviez d’opportunités ! Mais à force de vouloir plaire à tout le monde, vous diluez complètement vos savoirs-faires. Il est alors difficile de savoir ce que vous pouvez concrètement apporter à une entreprise. Et finalement VOUS vous privez vous-mêmes des opportunités qui vous correspondraient bien et qui en plus vous permettraient d’être naturellement à votre meilleur…

Ça serait dommage, n’est ce pas ?


Vous vous retrouvez dans cette approche holistique de la recherche d’emploi ? Vous avez besoin de définir votre fil rouge et de le mettre en valeur dans votre CV ? Je vous offre une séance découverte de 30 minutes avec moi. Prenez-rendez ici, c’est gratuit et sans engagement.

Recherche d’emploi à l’étranger, évitez de vous présenter comme « ouverte à toutes les opportunités »

Recherche d emploi à l étranger, évitez de vous présenter comme "ouverte à toutes les opportunités"« Je suis arrivée ici avec mon mari qui a été muté par son entreprise. Je cherche dans les RH, mais je suis ouverte à toutes les opportunités ». Voilà comment je me suis présentée pendant les premières semaines de ma recherche d’emploi à Singapour.

Nombre de proposition d’emploi reçue, 1.

Je n’ai pas donné suite. Ni à la proposition d’embauche, ni à la phrase d’accroche.

Par ma volonté de ne pas me montrer trop pointilleuse sur les opportunités professionnelles qui m’intéressaient, j’ai en fait surtout perdu mon temps avec cette expression « Ouverte à toutes les opportunités » parce que …


1. Ce n’était pas vrai

Quand j’ai été contactée par un cabinet de recrutement qui recherchait une Française pour travailler pour une compagnie d’assurance pour expatriés, j’ai été très enthousiaste et partante pour explorer cette opportunité hors de mon scope des Ressources Humaines mais qui valorisait le fait d’être Française (pour une fois !!).
Mais une fois rencontrée la dite société d’assurance, je n’ai pas du tout eu envie de passer 44 heures par semaine là-bas, à saisir les informations des formulaires d’inscription à l’assurance et avoir toute la journée, au téléphone, des assurés mécontents. Le tout payé au lance-pierres.

C’est après cette expérience que je me suis rendue compte (avouée ?) qu’en fait, je n’étais pas ouverte à toutes les opportunités. Je voulais avoir un poste stimulant et rémunéré au moins, un certain montant.
Est-ce que c’était me transformer en diva ? Pas du tout ! C’était admettre que j’avais des compétences qui avaient été testées et approuvées par des entreprises. Il était légitime que je veuille : les proposer, les réutiliser et les développer.
Pourquoi ne pas proposer ce que j’avais de mieux à offrir ?
En disant « NON » à cette opportunité, je suis restée disponible pour le poste qui me correspondait beaucoup plus (et dans lequel, cerise sur le gâteau, j’étais bien mieux payée que l’équivalent de mon salaire en France).

2. Je ne montrais pas ma valeur

Quand vous dites que vous êtes ouvertes à toutes les opportunités, c’est en fait ne rien dire à propos de vous. Vous élargissez tellement le spectre des possibilités, qu’il est impossible de savoir en quoi vous pouvez concrètement être utile à une entreprise. C’est comme vous positionnez en effectif et disiez : « Si vous avez besoin d’un +1 dans votre entreprise, pensez à moi ».

Pas très convaincant et donc pas du tout efficace!

3. Je ne permettais pas aux personnes de m’aider

Ne pas dire ce qu’on cherche précisément comme poste, c’est empêcher les personnes de concrètement réfléchir à comment elles pourraient vous aider, directement ou indirectement. C’est finalement comme ne rien mettre sur la table, donc les personnes repartent de votre échange avec…RIEN et donc ils ne peuvent RIEN faire pour vous…
Je sais que c’est une posture qui est difficile d’abandonner car on pense que si on devient trop précise, on va se priver d’opportunités. Mais c’est en fait tout le contraire. Vous arrêtez le tir groupé à l’aveugle pour viser UNE cible certes, mais que vous êtes bien plus sure de toucher….


Pas facile de se positionner !! Vous avez vu, je suis passée par là ! Donc si vous voulez de l’aide sur votre positionnement, découvrez mes programmes ICI  et les résultats obtenus par mes clientes ICI 


5 conseils si vous vous décrivez comme « Family Manager » dans votre CV

J’ai plusieurs fois rencontré des femmes qui me disaient utiliser l’expression « Family Manager » pour valoriser tout ce qu’elles accomplissaient au quotidien et ainsi « masquer » un trou dans leur CV.

Il est clair que ne pas avoir d’emploi salarié quand on est une femme expatriée ne rime pas avec « ne rien faire de ses journées ». Ou, en fonction de là où vous habitez, « buller au bord de la piscine après s’être fait faire manucure et pédicure ». Et oui, certains clichés ont la vie dure…

Cependant, agissez avec  prudence si vous choisissez d’utiliser le terme « Family Manager » dans votre CV ou votre profil LinkedIn. Voici 5 conseils :


#1 – Mettez en valeur votre singularité

Le risque que vous encourez en inscrivant « Family Manager » dans votre CV, c’est que les personnes qui vous lisent, se disent : « Elle décrit les responsabilités normal d’une mère. Il n’y a rien d’exceptionnel. Les autres femmes qui ont des enfants et qui travaillent chez nous, font la même chose ».

Notre objectif ici est d’être stratège. Il est donc important d’ajuster la communication pour mettre en valeur la particularité de vos challenges.

Mon conseil: Si vous partez dans cette direction de valoriser vos missions et accomplissement en tant que Family manager, mettez en valeur les challenges spécifiques que vous avez du dépasser en tant que femme expatriée. C’est précisément dans cette zone là, que vous allez mettre en valeur la singularité de votre situation !

#2 – Ne tirez pas trop sur cette corde

Bien sûr que vous avez pu demander à vos enfants s’ils étaient satisfaits de leurs fêtes d’anniversaires. Mais cela ne signifie pas que vous avez réalisé des « satisfaction surveys »…

Mon conseil: Professionnaliser votre fonction de « Family Manager » sera un plus tant que les missions décrites peuvent avoir une correspondance avec ce qui est fait en entreprise.

#3 – Comme n’importe quelle autre expérience, elle doit connecter avec votre positionnement

En tant que Family Manager, votre journée de travail commence tôt et finit tard et il peut même y avoir des rappels en pleine nuit ! Mais comme vos autres expériences, elle doit s’inscrire dans le message que votre CV vise à transmettre.

Mon conseil: Sélectionnez bien les missions qui sont en lien avec le poste que vous visez. Bien sûr que résumer cela en 3 à 5 bullets points peut sembler bien réducteur. Mais c’est nécessaire.

Autrement, vous allez forcer votre lecteur – recruteur, manager – à ne voir que cette expérience. Alors que votre objectif est de montrer la valeur de l’ENSEMBLE de votre parcours.

#4 – Préparer des exemples concrets

Votre fonction de « Family Manager » doit apparaître comme crédible. Et non pas comme une fantaisie de « desperate housewife » (et oui, je sais, encore des clichés !). Pour cela, avoir des exemples concrets de situations dans lesquelles vous avez mis en oeuvre des qualités et des savoirs-faires spécifiques va faire tomber les résistances des recruteurs. Vous êtes alors perçue comme une professionnelle avant tout !

Mon conseil: Donner des exemples, sans trop de détails liés à votre sphère familiale, pour vous concentrer sur le problème rencontré, l’action que vous avez prise et les résultats obtenus.

# 5 – Encore plus de prudence sur LinkedIn

Linkedin affiche comme titre de profil, par défaut, l’expérience en cours. Donc si vous n’intervenez pas manuellement, c’est sous le titre de « Family Manager » que les recruteurs/managers vont voir votre profil.

Mon conseil: Si ce n’est pas cette fonction que vous visez, regardez de plus prés les paramètres d’affichage de votre profil !


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Femmes expatriées & Trou dans le CV : Pas de panique !

Le trou dans le CV, voilà bien quelque chose qui angoisse mes clientes. C’est vrai  que lorsqu’on part en expatriation en tant que conjoint suiveur, cela signifie bien souvent quitter notre poste en France et nous retrouver dans un pays étranger, sans un emploi qui nous attend.

Ce laps de temps d’installation puis de recherche peut vous stresser, car vous avez le sentiment que ce « trou » va devenir un handicap pour décrocher un poste. Comme souvent, tout dépend de comment vous en parler, comment vous le décrivez. Voici, pour commencer, quelques pistes pour vous aider à le gérer avec sérénité :


#1 – C’est le contraste qui fait apparaître le trou…

Ce n’est pas parce que vous n’avez pas travaillé pour une entreprise sous un contrat de travail que vous n’avez rien vécu. Peut-être avez-vous fait du bénévolat ou bien vous êtes-vous impliquée dans les activités de l’école de vos enfants  ou dans l’association française locale ?

Ça peut vous sembler pas grand-chose, ou peu intéressant compte-tenu du poste que vous visez. Mais en fait, parler de vos activités quelles qu’elles soient vous est très utile ! Car le problème du trou dans le CV réside dans le fait qu’il y a dans votre CV… une absence d’information.

C’est cette absence d’information qui suscite l’intérêt car, pour le reste de la chronologie, vous avez fourni des informations.

C’est le contraste qui fait apparaître le trou.

Donc pour éviter cet effet de contraste, fournissez des informations ! Ne négligez pas ces expériences parce qu’elles n’étaient pas payées ou pas à la hauteur de votre expertise.

Ce qui m’amène à mon deuxième point…

#2 – Le potentiel de ce « trou »

Si vous n’avez pas eu d’expériences bénévoles ou d’activités extra-professionnelles durant cette période de transition, réfléchissez aux changements que vous avez traversés et aux prises de conscience que vous avez eues.

Ce projet d’expatriation d’abord puis ce stop forcé dans votre carrière vous ont sûrement amenée à réfléchir à l’orientation que vous vouliez donner à votre carrière pendant cette expatriation. Vous avez aussi probablement pris du recul sur votre dernière expérience professionnelle

L’ensemble de vos réflexions sont des éléments qui sont très intéressants à partager lors d’un entretien. Ils vont donner de la profondeur à votre positionnement. Vous allez « humaniser » votre CV en expliquant votre cheminement. Vous allez faire sentir que votre candidature n’est pas le fruit du hasard. Et ça, les recruteurs adorent !

Si vous avez eu des activités, faites ce même travail d’introspection. Analysez ce que ces expériences inédites/insolites vous ont appris et comment elles contribuent à leur échelle, à votre positionnement actuel.

Les recruteurs, ce sont des êtres humains avant tout et comme tout être humain, ils aiment les récits, les histoires. Quand on fait du recrutement, sentir que la personne en face de nous, est cohérente dans son discours et sait expliquer son cheminement, ça fait toute la différence.

Ne craignez pas d’avoir un parcours atypique/imparfait. Votre mission est de connecter les points qui relient votre parcours (varié) et votre poste-cible. En vous montrant aussi votre enthousiasme à vous projeter dans votre futur poste, vous aurez alors réuni les 2 ingrédients clés d’un entretien réussi. Parole d’ex-recruteuse !

#3 – Un exemple concret avec Nathalie

Nathalie a suivi un accompagnement avec moi après son retour en France. Elle n’avait pas travaillé pendant 2 ans et ce « trou » l’inquiétait particulièrement pour les entretiens. Voici son partage sur comment a l’issue de notre travail ensemble, elle a changé de regard sur ce « trou » : « J’ai, à la fin du coaching, une stratégie très claire sur ma recherche d’emploi, ce que je cherche ici et maintenant. Je n’ai plus aucune difficulté à expliquer mon CV, à le raconter, à parler de mon expérience professionnelle à l’étranger. Le fait de ne pas avoir travailler depuis 2 ans n’est plus un obstacle non plus. J’ai appris à mettre en avant des éléments bien plus importants. Je me sens également à l’aise dans l’exercice de l’entretien professionnel. Pendant le coaching, j’ai eu un entretien et j’ai eu le travail » (Retrouvez l’intégralité du témoignage de Nathalie ICI).


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Femmes expatriées : Votre Trousse de survie pour votre Soirée Networking

Vous savez que vous devez développer votre réseau, et que cela peut impliquer d’aller à de temps en temps à une soirée networking. Sauf que vous n’êtes pas une personne extravertie, qui a le « small talk » aisé. Je vous comprends parfaitement parce que je suis pareille. Je suis une personne qui aime les tête-à-tête. Alors ce genre événements m’ont toujours challengée. Mais c’est dans un tel événement que j’ai rencontré celle qui est devenue ma DRH…Alors je ne peux pas vous dire qu’ils ne valent pas l’effort.

Voici donc mes conseils pour naviguer avec aisances dans les eaux des soirées Networking.


#1 – Ciblez, ciblez, ciblez !!!

Abordons la question de façon pragmatique. Aller à une soirée networking implique souvent des frais de participation, des frais de transport ET du temps ET de l’énergie. Ce sont des ressources limitées donc il est indispensable d’être stratège.

Mon conseil : Regardez les intervenants s’il y’en a, regardez la liste des participants si elle est accessible et aller jeter un œil sur les profils LinkedIn correspondants. Vous prendrez ainsi la température sur l’audience et déterminerez si vous avez une chance de rencontrer des personnes dans votre domaine.

Je vous recommande de suivre particulièrement les événements organisés par la communauté française locale – institution, association, groupe LinkedIn… Ils sont plus faciles. Constituent un excellent entrainement et ont un potentiel plus important parce qu’il y a une première connexion naturelle.

#2 – Fixez-vous des objectifs quantitatifs

Avoir des objectifs va vous permettre de ne pas trop (sur-)réfléchir. Et surtout de ne pas écouter la petite voix dans votre tête qui vous répète que vous n’aimez pas ce genre de soirées.

Mon conseil : Fixez vous des objectifs à propos :

  • de votre heure d’arrivée,
  • de votre heure de départ,
  • du nombre de personnes avec lequel vous allez engager la conversation (idéalement ce seront des personnes que vous aurez ciblées à l’avance en analysant la liste des participants).

Une fois que vous avez atteint vos objectifs, vous partez ! L’idée est de ne pas vous dégoûter de ce genre d’exercice tout en ayant des objectifs réalisables mais qui vous challengent quand même un peu.

#3- Ne venez pas les mains vides

En allant à ce genre d’événements, vous cherchez à faire des rencontres intéressantes et repartir avec des idées et des contacts.

Mon conseil : Je vous recommande d’avoir avec vous :

  • des cartes de visites (si vous voulez plus de détails sur l’importance d’avoir une carte de visite, c’est ICI et ICI).
  • un petit carnet facile à ranger dans votre sac à main et un stylo pour noter les idées, les contacts que l’on vous partage. Je trouve ça mieux qu’utiliser votre téléphone car vous pouvez être distraite par des notifications qui viennent interférer dans votre prise d’information (c’est l’expérience qui parle !).

#4 – Préparez votre introduction

Les premiers instants d’une discussion avec une personne que l’on ne connait pas, sont toujours les plus difficiles. C’est le Networking dans sa partie la plus hardue ! Donc facilitez–vous ce moment en sachant vous présenter sans avoir à trop réfléchir à ce que vous voulez dire.

Mon conseil : Préparez votre présentation et entraînez-vous à la dire de manière fluide. Utilisez des mots de tous les jours pour que tout le monde puissent comprendre le poste que vous recherchez. (Pour vous aider à donner une bonne première impression, c’est ICI).

#5 – Portez une tenue professionnelle ET confortable

Cela peut sembler futile mais ça ne l’est pas du tout ! Les événements de networking, c’est se tenir debout avec du monde autour de vous, pendant 1 à 2 heures et donner une bonne image de vous.

Mon conseil : Portez une tenue dans laquelle vous vous sentez bien et en confiance. Avoir mal aux pieds va nuire à votre concentration, vous sentir serrée dans votre chemisier et/ou pantalon aussi, en plus du malaise que vous allez ressentir.

Il est plus important que vous soyez souriante tout au long de la soirée. Plutôt que grandie de 5 centimètres avec un visage crispé.

Alors prête à vous lancer ?


Si vous vous sentez perdue sur ces questions de réseau, de positionnement professionnel, je peux vous aider ! Ne restée pas bloquée et prenez rendez-vous avec moi pour une séance découverte