Femmes expatriées : Votre Trousse de survie pour votre Soirée Networking

Vous savez que vous devez développer votre réseau, et que cela peut impliquer d’aller à de temps en temps à une soirée networking. Sauf que vous n’êtes pas une personne extravertie, qui a le « small talk » aisé. Je vous comprends parfaitement parce que je suis pareille. Je suis une personne qui aime les tête-à-tête. Alors ce genre événements m’ont toujours challengée. Mais c’est dans un tel événement que j’ai rencontré celle qui est devenue ma DRH…Alors je ne peux pas vous dire qu’ils ne valent pas l’effort.

Voici donc mes conseils pour naviguer avec aisances dans les eaux des soirées Networking.


#1 – Ciblez, ciblez, ciblez !!!

Abordons la question de façon pragmatique. Aller à une soirée networking implique souvent des frais de participation, des frais de transport ET du temps ET de l’énergie. Ce sont des ressources limitées donc il est indispensable d’être stratège.

Mon conseil : Regardez les intervenants s’il y’en a, regardez la liste des participants si elle est accessible et aller jeter un œil sur les profils LinkedIn correspondants. Vous prendrez ainsi la température sur l’audience et déterminerez si vous avez une chance de rencontrer des personnes dans votre domaine.

Je vous recommande de suivre particulièrement les événements organisés par la communauté française locale – institution, association, groupe LinkedIn… Ils sont plus faciles. Constituent un excellent entrainement et ont un potentiel plus important parce qu’il y a une première connexion naturelle.

#2 – Fixez-vous des objectifs quantitatifs

Avoir des objectifs va vous permettre de ne pas trop (sur-)réfléchir. Et surtout de ne pas écouter la petite voix dans votre tête qui vous répète que vous n’aimez pas ce genre de soirées.

Mon conseil : Fixez vous des objectifs à propos :

  • de votre heure d’arrivée,
  • de votre heure de départ,
  • du nombre de personnes avec lequel vous allez engager la conversation (idéalement ce seront des personnes que vous aurez ciblées à l’avance en analysant la liste des participants).

Une fois que vous avez atteint vos objectifs, vous partez ! L’idée est de ne pas vous dégoûter de ce genre d’exercice tout en ayant des objectifs réalisables mais qui vous challengent quand même un peu.

#3- Ne venez pas les mains vides

En allant à ce genre d’événements, vous cherchez à faire des rencontres intéressantes et repartir avec des idées et des contacts.

Mon conseil : Je vous recommande d’avoir avec vous :

  • des cartes de visites (si vous voulez plus de détails sur l’importance d’avoir une carte de visite, c’est ICI et ICI).
  • un petit carnet facile à ranger dans votre sac à main et un stylo pour noter les idées, les contacts que l’on vous partage. Je trouve ça mieux qu’utiliser votre téléphone car vous pouvez être distraite par des notifications qui viennent interférer dans votre prise d’information (c’est l’expérience qui parle !).

#4 – Préparez votre introduction

Les premiers instants d’une discussion avec une personne que l’on ne connait pas, sont toujours les plus difficiles. C’est le Networking dans sa partie la plus hardue ! Donc facilitez–vous ce moment en sachant vous présenter sans avoir à trop réfléchir à ce que vous voulez dire.

Mon conseil : Préparez votre présentation et entraînez-vous à la dire de manière fluide. Utilisez des mots de tous les jours pour que tout le monde puissent comprendre le poste que vous recherchez. (Pour vous aider à donner une bonne première impression, c’est ICI).

#5 – Portez une tenue professionnelle ET confortable

Cela peut sembler futile mais ça ne l’est pas du tout ! Les événements de networking, c’est se tenir debout avec du monde autour de vous, pendant 1 à 2 heures et donner une bonne image de vous.

Mon conseil : Portez une tenue dans laquelle vous vous sentez bien et en confiance. Avoir mal aux pieds va nuire à votre concentration, vous sentir serrée dans votre chemisier et/ou pantalon aussi, en plus du malaise que vous allez ressentir.

Il est plus important que vous soyez souriante tout au long de la soirée. Plutôt que grandie de 5 centimètres avec un visage crispé.

Alors prête à vous lancer ?


Si vous vous sentez perdue sur ces questions de réseau, de positionnement professionnel, je peux vous aider ! Ne restée pas bloquée et prenez rendez-vous avec moi pour une séance découverte

Femmes expatriées : 5 habitudes très répandues, qui gâchent votre CV à coup sûr

Resume / CVLe CV c’est comme votre vitrine. il est normal de chercher à donner la meilleure image possible. Cependant, guidée par ce désir de plaire et sûrement influencée par la multitude de conseils –contradictoires- donnés sur le web, il se peut que vous ayez inclus dans votre CV des informations qui n’ont pas l’efficacité que vous espériez, voire qui gâchent votre CV. Je vous en partage 5 exemples.


1.Un chapelet de qualités, de savoir-être

« Think outside of the box », « results-driven », « team player », « hard worker », « strategic thinker », « detail-oriented », « organized », voici des exemples de mots et expressions qui ne disent rien de vous, parce qu’ils sont tellement utilisés qu’ils en deviennent transparents. Ce qui est vraiment dommage c’est qu’ils prennent une précieuse place sur votre CV : généralement, en haut de votre première page, qui est un emplacement stratégique.

Mon conseil ? Remplacez ces mots par du concret, comme des verbes d’actions, des chiffres qui ont beaucoup plus de relief et donc d’impact sur le lecteur de votre CV.

2. Les langues étrangères que vous ne maîtrisez pas bien

Dit autrement, les langues que vous parlez mal… Personne ne recrute quelqu’un qui baragouine une langue. Soit le poste requiert que vous puissiez travailler dans cette langue ou bien il ne le requiert pas. Mais pour sûr, aucun poste ne requiert quelqu’un qui a quelques notions ou des restes datant du lycée.

Mon conseil ? Ne laissez sur votre CV, que les langues que vous maîtrisez suffisamment pour travailler. Pas besoin d’être bilingue. Si vous manquez de vocabulaire ou de fluidité pour l’instant, ce n’est pas gênant car vous progressez très rapidement une fois dans le poste. L’important est de savoir exprimer vos idées et comprendre avec vos interlocuteurs.

3.Une photo de vous, découpée

Je sais. Sur les photos professionnelles, on n’est pas aussi jolie que sur les photos prises en vacances ou en famille. Mais faire un découpage d’une photo personnelle pour la mettre sur votre CV, va décrédibiliser tout le professionnalisme que vous allez décrire ensuite dans votre CV. Et si vous avez choisi de ne pas suivre mon conseil précédent et que vous vous êtes décrits, comme « detail-oriented », on n’y croit plus du tout, parole d’ex-recruteuse.

Mon conseil ? Vous ne souhaitez pas investir dans des photos prises par un professionnel, pas de problème ! Vous pouvez simplement vous faire photographier dans une tenue vestimentaire professionnelle avec un fond uniforme/neutre derrière vous.

4.Un « Summary » à la troisième personne

Lorsque vous rencontrez quelqu’un pour la première fois et que vous lui demandez ce qu’il/elle fait dans la vie, vous vous attendez à ce que la personne comme  par « Je… ». Pour votre CV, c’est pareil. Il est beaucoup plus naturel que vous utilisiez la première personne pour parler de vous. Utilisez la troisième personne avec une formule telle que « Christine est spécialisée dans… Après 5 ans, elle a décidé …», sonne un peu bizarrement…

Mon conseil ? Ce qui est valable pour les biographies des dirigeants d’entreprise (écrits par un service « Communication »), ne l’est pas pour vous qui êtes forcément l’auteure de votre CV. Visez la simplicité qui sera beaucoup plus efficace.

5.Mettre un objectif de carrière

Si je suis la première à vous encourager à définir un objectif de poste clair, vous ne devez pas l’écrire comme tel, dans votre CV.

Sans vouloir faire de cynisme, l’objectif de l’entreprise n’est pas de satisfaire vos objectifs de carrière. Sa priorité est de trouver des salariés qui vont lui apporter les compétences dont elle a besoin. C’est à vous de vous assurer qu’en mettant en oeuvre ces compétences, vous servez votre objectif de carrière.

Mon conseil ? Dans votre CV, votre objectif de poste doit correspondre au titre du poste que vous mettez au sommet de votre document. Le reste de votre CV va ensuite servir à montrer que vous êtes parfaitement compétente pour ce poste.


Vous ne savez pas comment vous y prendre pour faire votre CV ? Vous aimeriez être guidée par une experte RH qui sait comment pensent les recruteurs ? Découvrez ICI comment je peux vous aider !


Femmes expatriées impatientes de travailler : De quoi avez-vous besoin ?

En 2016, vous avez été plus de 25 000, à travers le monde, à lire les articles du Blog « Femmes Expatriées Audacieuses ».

Pour continuer à vous partager du contenu utile pour réussir votre recherche d’emploi à l’étranger, votre aide m’est précieuse.

J’ai donc préparé ce mini-sondage qui vous prendra moins d’1 minute à répondre, promis !!!

Merci d’avance pour votre aide !

 

 


 

Pourquoi votre perfectionnisme nuit à votre recherche d’emploi à l’étranger

Perfectionnisme, voici un mot que j’entends beaucoup. De la bouche de mes clientes, des femmes que je rencontre lors d’ateliers ou de séances gratuites, de mes amies aussi.
Perfectionniste, je le lis aussi beaucoup dans le CV, dans les profils LinkedIn, dans les lettres de motivation…

Toujours présenté comme une qualité, je vous invite à jeter un autre regard sur cette croyance qui est plus encombrante que stimulante, parole d’une ex-perfectionniste !


Lire la suite

3 avantages à ne pas avoir de passion

one-wayTrès souvent, dans le travail d’introspection avec mes clientes et même durant les séances gratuites que je propose, j’entends « Le/Mon problème c’est que je n’ai pas de passion ». J’ai moi aussi été dans cette conclusion voire dans ce désarroi.

Aujourd’hui je n’ai toujours pas de passion mais j’exerce un métier que j’adore vraiment… comme quoi c’est possible !

Je vous partage dans cet article, au ton plus personnel, ce que j’ai compris lors de ma quête pour découvrir ma passion et surtout comment je me suis libérée du « diktat » d’en avoir une ! Lire la suite

3 avantages à développer votre réseau pour trouver un emploi à l’étranger

3 avantages réseau emploi etrangerDévelopper son réseau ou le réseautage est une des choses qui marche le mieux pour trouver un emploi à l’étranger. Pourtant, c’est ce qui est le moins pratiqué par les personnes qui cherchent du travail et par les femmes particulièrement, qui ne manquent pas de me dire chaque mois : « je suis timide », « je n’aime pas demander aux gens et puis je ne sais pas le faire », « je ne veux pas déranger »…

Vous vous reconnaissez dans ces déclarations ? Je vais être honnête, je me suis exactement dit la même chose. Quand j’ai entendu ce que signifier « développer son réseau », j’ai cru à une farce réservée aux nouveaux arrivants pour leur faire peur, c’est dire pour mon incompréhension face au sujet !! Donc si vous avez des freins, soyez rassurées,  je vous comprends parfaitement !

Cependant, comme mon intention est de vous aider à ne pas rester bloquée dans votre recherche, je vais vous partager 3 avantages concrets dont vous bénéficierez en développant votre réseau professionnel, dans votre nouveau lieu de vie.

Découvrez dans ces vidéos, comment…


  1. … vous allez contourner de nombreuses « barrières à l’entrée »

3 avantages à développer votre réseau pour trouver un emploi à l'étranger 1/3


2.  … vous aurez des informations « en exclusivité »

 

3 avantages à développer votre réseau pour trouver un emploi à l'étranger 2/3


3. … vous allez gagner du temps en capitalisant sur les expériences des personnes de votre réseau

 

3 avantages à développer votre réseau pour trouver un emploi à l'étranger 3/3

Retenez que « développer son réseau » signifie vous faire connaitre en personne. Augmenter le nombre de ses contacts sur LinkedIn, par exemple, est bien mais ne peut pas être un fin en soi. Votre objectif est que vous créez une vraie connexion, dans la vie réelle, avec vos contacts.

 

CV : Quand trop de retouches tue la retouche

Keyboard Illustration with CV wording

Faire/Refaire son CV peut s’apparenter pour beaucoup, à un interminable chantier ! S’il n’est pas rare que le « gros-oeuvre » soit rapidement accompli, c’est le temps des retouches qui a tendance, lui, à s’éterniser. Changement d’un verbe par ici, ajout d’un mot par là, édition de la mise en page,  sont autant de symptômes de la… « retouche-îte » ou syndrome de la retouche incessante de votre CV !

Si cela dure depuis plusieurs semaines et que vous attendez d’avoir réalisé sa version « parfaite » pour avancer, voici 2 questions que vous devriez immédiatement vous poser :

  1. Avez-vous peur de vous lancer pour de vrai, dans votre recherche d’emploi ?

    Multiplier les retouches  peut être une façon détournée de… gagner du temps.Vous retardez le moment où vous devrez prendre des initiatives qui vous confronteront pour de vrai, avec votre marché du travail.

    Tant que votre CV n’est pas prêt, il est normal de ne pas aller plus loin, n’est-ce pas ? Un raisonnement compréhensible par votre entourage qui du coup, ne vous questionne peut-être pas trop sur vos avancées…Pas de jugement ici, j’ai été dans la même situation !

    Donc si vous vous reconnaissez dans cette description, faites une pause. Prenez le temps d’identifier ce qui vous effraie quand vous pensez à l’étape et/ou aux étapes suivantes. Les peurs qui vous freinent peuvent être nombreuses et parfois paradoxales. Voici les plus répandues : peur d’être appelée pour un entretien / peur de ne pas être appelée, peur de devoir parler de vous, peur de vous exprimer dans une langue étrangère, peur d’échouer/peur de réussir…

    Nommer votre peur vous permettra de lui faire desserrer son emprise sur vous (oui oui je vous assure!) et de penser à des solutions (prendre des cours de langues, vous faire accompagner…).

  2. Savez-vous précisément quel poste vous voulez trouver ?

La retouche incessante peut aussi venir du fait que vous cherchez à couvrir un champ assez large de postes possibles. Vous vous appliquez alors à décrire avec toujours plus de détails, ce que vous avez réalisé dans vos expériences précédentes. Vous voulez montrer à votre futur employeur l’étendue de ce que vous pourrez faire pour lui. Sauf qu’en procédant ainsi, vous êtes en train de noyer votre lecteur !!

Arrêtez de vouloir couvrir plusieurs postes en même temps avec le même CV et déterminez quel poste vous visez vraiment ! Tout va alors devenir plus facile. Vous allez pouvoir analyser concrètement votre marché, ses spécificités et inclure, mots et tournures clés, dans votre CV.

J’entends déjà vos objections: « Mais si je me limite sur un poste, je vais me priver d’opportunités alors que je suis pressée de travailler ». Je comprends très bien votre impatience !! Mais en voulant couvrir un maximum de postes, vous êtes en train de vous faire perdre du temps.

– Vous diluez votre expertise dans un CV-catalogue. Cela nuit à votre succès parce que les recruteurs ne vont pas y voir clair dans votre profil.

– Retoucher encore et encore votre CV ne vous fait pas avancer.

Mon conseil : Cessez votre tête-à-tête avec votre CV, cessez les retouches ! Ce dont vous avez le plus besoin pour réussir votre recherche, c’est de rencontrer de nouvelles personnes, et plus particulièrement des professionnels de votre secteur.

Votre CV est un outil, un moyen…pas une fin en soi !

3 erreurs à éviter quand vous rencontrez l’association française locale

3 erreurs à éviter quand vous rencontrez l'association française localeL’association française locale est un point de repères quand on arrive dans notre nouvelle vi(ll)e. Le rendez-vous incontournable qui se profile à cette période de l’année, c’est le Café d’accueil de la rentrée ! Alors généralement, même si on ne sait pas trop à quoi à s’attendre, on y va gaiement, en se disant qu’entre Françaises (oui, il y’aura 95% de femmes), cette rencontre va représenter enfin, quelque chose de… facile : pas de difficulté pour comprendre ou se faire comprendre, nous serons en terrain connu et cela nous fera du bien !

Cependant, nombreuses sont les femmes qui me partagent à quel point elles sont reparties déçues voire décontenancées par cette immersion dans la communauté française locale via l’association française. Et que depuis, elles s’en tiennent à distance…

C’est ce que j’ai fait aussi avant de réaliser que j’avais commis 3 erreurs lors de ces rencontres. Je vous les partage ainsi que 3 conseils pour tirer un maximum de bénéfices de ces rendez-vous.

1.Étiqueter les personnes avec qui vous n’avez rien ou très peu en commun

« Tu as rencontré beaucoup de femmes comme toi ? Des femmes d’expat’ tu veux dire ? Oui oui j’en ai rencontré pleins, mais pas des comme moi … »

L’association française sert de point de repère à la communauté française locale et plus particulièrement aux conjoints « suiveurs ». Vous allez donc rencontrer là-bas une variété de profils : des femmes qui vivent leur première, leur 3e, leur 5e expatriation, qui viennent d’arriver ou qui sont là depuis 4 ans, qui ont des enfants… ou pas, qui vont chercher du travail… ou pas, qui apprécient la vie sur place… ou pas, qui ont déjà des amies dans l’assemblée…ou pas.

Cette variété de profils peut être déroutante et vous plonger dans des conversations avec des personnes avec qui vous n’avez pas vraiment de points communs (hormis celui d’être une femme française). C’est à ce moment là, que la tentation peut être forte de tirer des conclusions (hâtives), à la fois sur la communauté française locale et sur ces femmes avec qui vous pouvez ressentir un vrai décalage.

Mon conseil : Ne jugez pas trop durement et trop hâtivement les personnes que vous rencontrez dans ce genre de rendez-vous. Beaucoup des personnes présentes ne sont pas plus à l’aise que vous dans cet exercice. Les sujets qui occupent les conversations ne sont pas forcément ceux qui occupent vraiment la vie des personnes qui en parlent… Voyez plus loin ! Multipliez les opportunités de revoir les personnes afin d’atteindre un niveau d’échange plus « réel » et cerner avec qui vous vous sentez connectée… ou pas !

2. Ne pas avoir d’objectif précis

« Alors c’était comment ? Bof ! Ah oui pourquoi ? Je ne m’y suis pas retrouvée… Tu t’attendais à quoi ? Ben je sais pas en fait… »

Trop souvent les nouvelles arrivantes sont dans l’attente que cette rencontre les aident dans leur intégration, que les personnes/les informations intéressantes viennent naturellement vers elles. Et si cela ne s’est pas produit, elles repartent déçues et jugent alors ces rencontres inutiles.

C’est pour cela que je vous recommande fortement de définir d’abord : « pourquoi » et « pour quoi » vous vous rendez à cette rencontre.

Cela peut vous sembler superflu pour une événement informel comme un café-rencontre, mais au contraire ! Si vous ne voulez pas justement avoir l’impression de repartir sur votre « faim », vos objectifs vont vous faire passer d’une posture « passive » à une attitude plus « active ».

Mon conseil : définissez à l’avance quelles sont les informations précises, les recommandations, les contacts que vous aimeriez récolter. C’est de cette façon que vous allez vous créer des échanges qui vont vous être utiles et vous donner le sentiment de progresser dans votre installation/intégration.

Et puis demander des conseils, faire appel à l’expérience des autres, c’est le meilleur moyen de se lier plus rapidement. Vous allez créer une conversation plus concrète et moins « de surface ».

Attention cependant de ne pas tomber dans l’excès de questions ! Vos questions ne doivent pas être une fin en soi. Elles doivent vous servir de points de départ pour avoir des échanges plus intéressants

3. Attendre que les autres vous relancent

« Ok on reste en contact !  » « Je connais quelqu’un qui travaille dans ton domaine, je te tiens au courant »

Ces phrases vous allez sûrement les entendre. Si elles semblent prometteuses, à vous de faire en sorte qu’elles se concrétisent. Idéalement, vous avez échangé vos cartes de visite avec les personnes  avec qui vous voulez rester en contact.(Quoi, une carte de visite, alors que je ne travaille pas ?? Suivez ce lien, je vous dis tout à propos de la carte de visite).

Si ce n’est pas le cas, arrangez-vous pour donner vos coordonnées – téléphone et/email –  et repartir avec les leur.

Mon conseil : Prenez des initiatives ! Proposez dans un premier temps, de prendre un café pour mieux faire connaissance. Ne partez pas de l’idée que parce que les personnes ont vos coordonnées, elles vont forcément vous recontacter.

L’objectif est aussi de vous amener à vous créer des relations plus authentiques. Retenez qu’il est toujours plus facile d’aider quelqu’un que l’on connait un peu et que l’on apprécie, que quelqu’un rencontré uniquement quelques minutes.

Et puis, n’oubliez pas un des principes d’un réseau (le réseau, quesako ? Suivez ce lien, je vous y parle du réseau) : « savoir donner pour recevoir ». Si dans vos conversations, vous avez remarqué que vous aviez une information/un contact qui pourrait aider quelqu’un, n’hésitez pas à partager. Les personnes seront alors encore plus enclines à se souvenir de vous et donc  à avoir envie de vous aider, à leur tour !

Prête pour votre rendez-vous de la rentrée avec votre association française ?

3 réflexes typiquement français à éviter durant votre recherche d’emploi

3 reflexes typiquement francais a eviterQuand nous vivons à l’étranger, on découvre que nous avons des habitudes, des réflexes, qui sont en fait, typiquement français. On découvre que ce qui est tellement évident, commun, naturel pour nous peut, ne pas du tout l’être, ailleurs. C’est d’une certaine façon en vivant à l’étranger, que j’ai commencé à prendre conscience de ma culture française. Je me suis alors rendue compte que je cherchais du travail « à la française » et que cela me desservait parce que je me retrouvais en décalage avec les habitudes locales.

Voici donc 3 exemples d’attitudes « françaises » que vous devriez vous aussi, éviter pendant votre recherche d’emploi à l’étranger :


 Réflexe #1 : Sur-estimer l’importance de votre diplôme

Guillaume Rastouil recruteur à Singapour : « HEC, ESSEC, Central ou Polytechnique…sortir des grandes écoles françaises ne signifie pas grand-chose ici et n’a pas du tout le même impact qu’en France » (lire l’interview complète de Guillaume ICI)

Marion Gourvest, recruteuse française à Vancouver : « Certains Français, ayant un diplôme d’une école de bonne réputation en France, pensent que les Canadiens les attendent sur un tapis rouge. Ils pensent que grâce à leur diplôme, ils pourront décrocher un job intéressant et bien payé… La réalité ici est que le recrutement est basé sur d’abord, sur l’expérience professionnelle, puis la personnalité et la capacité à s’intégrer dans l’équipe et dans l’entreprise et enfin le diplôme. Le diplôme est l’un des derniers critères de recrutement ». (lire l’interview complète de Marion  ICI)

Deux recruteurs basés dans deux pays différents, situés sur 2 continents différents et pourtant un même constat. Les Français surestiment l’impact qu’aura leur diplôme sur les recruteurs et professionnels RH locaux.

Et cela se vérifient aussi, lorsque je rencontre des femmes françaises lors d’ateliers. Lorsqu’elles se présentent, c’est généralement la première information qu’elle partage : « Bonjour, alors… diplômée de …., j’ai travaillé chez…. ».

Est-ce que cela signifie que votre diplôme n’a aucune valeur ? Non bien sûr ! Mais je dirais qu’il tire sa valeur surtout de son niveau. Si votre diplôme est de niveau Master, il peut être un atout lorsque l’entreprise rémunère selon des grilles de rémunérations incluant les niveaux de formation. Il peut également être un atout non négligeable pour obtenir un visa de travail…

Conclusion, votre diplôme a de la valeur, mais pas forcément là où vous l’imaginiez au début.

Réflexe #2  : Envisager d’obtenir un diplôme local pour augmenter vos chances de succès

C’est un réflexe fréquent de la part des femmes que je rencontre. Il est pour moi, le reflet de ce que je viens d’évoquer plus haut : vouloir obtenir un diplôme local comme un antidote à une recherche qui s’annoncerait laborieuse sans ce précieux sésame.

Est-ce que cela signifie qu’il ne sert à rien de se former localement ?

Pas du tout ! Bien au contraire, et je vous dis cela par expérience. Se former est une excellente approche qui est différente que de vouloir avoir un diplôme.

En pratique, je vous recommande de rechercher des formations courtes, spécialisées dans un savoir-faire, une expertise particulière, qui vous permettront d’acquérir des connaissances adaptées à votre environnement local.

Personnellement, c’est ce que j’ai fait : Deux courtes formations, sur le droit du travail local et les systèmes de rémunérations locaux. Investissement en temps et en argent limités mais à la sortie, des connaissances et une initiative qui ont montré que j’étais effectivement déterminée à pratiquer mon métier, la gestion des ressources humaines selon les règles locales en vigueur.

Réflexe #3  : Assimiler « développer votre réseau » à «demander du piston»

«Ça me gêne de contacter des personnes pour leur demander du piston», «Je contacte des Français sur place, qui travaillent dans des sociétés qui m’intéressent pour leur demander s’il y a des postes disponibles dans leur entreprise et si oui, leur demander de faire passer mon CV ».

Ces phrases vous semblent familières ? Pour moi, elles le sont car je les entends très fréquemment de la part des femmes que je rencontre en séance gratuite ou en atelier.

Le problème est qu’elles sont la représentation d’une vision complètement erronée de ce que signifie développer son réseau.

Développer son réseau, ce n’est pas demander une faveur, voire pire, du piston à quelqu’un que vous ne connaissez pas. Développer votre réseau,  c’est développer des liens de qualité avec des professionnels de votre secteurs d’activité. C’est s’intéresser aux personnes, à leurs expériences locales et recueillir leurs avis et conseils.

S’ils souhaitent voir ou faire passer votre CV, c’est du bonus !

Vous pensez peut-être que cette démarche est hypocrite  et vous vous dites «  à quoi bon rencontrer des personnes s’il n’y a pas de poste derrière ? ».

Je vous répondrai simplement : Il n’y a pas de poste aujourd’hui, il y en aura peut-être un, demain. Mais comme vous vous êtes limitée à «tout de suite maintenant» et bien… vous n’aurez pas l’information à propos du poste de demain. Ou peut-être que si, quand l’offre sera publiée, faute d’avoir eu des candidats via le réseau des employées et que des dizaines voire des centaines de candidats candidateront en même temps que vous…

Alors prête à mettre de côté un petit bout de votre culture française ? 🙂


Entretien : Vous n’êtes pas dans un confessionnal !

confessional-780028_640Passer des entretiens nous fait toujours sentir comme si nous allions passer un examen, alors que paradoxalement le sujet nous est, plus que familier, puisque nous allons devoir parler… de nous. 

Parler de nous, en nous montrant sous notre meilleur jour et sans mentir. Ce « sans mentir » est souvent trop pris au pied de la lettre, et voilà que de nombreux candidats avouent, confessent leurs défauts, leurs « ratés »,  sans le moindre filtre. Quand je faisais du recrutement, un(e) candidat(e) qui commençait sa phrase par « Je vais être honnête avec vous » allait à coup sûr, me partager quelque chose qu’il/elle aurait du garder pour lui/elle !! »

Il y a quelque chose que vous devez garder en tête en ce qui concerne l’honnêteté en entretien de recrutement. Elle est évidemment de mise. Cependant, cela ne signifie que vous deviez absolument tout dire. Vous devez être sélective et notamment lorsqu’il s’agit de parler de vos défauts et de vos qualités.

Vous le savez, la question va faire surface tôt ou tard dans l’entretien donc vous ne pouvez pas improviser !! La seule improvisation possible est celle d’analyser pendant l’entretien, si les défauts et les qualités que vous aviez préparés, sont toujours pertinents ou plutôt, pas incompatibles pour CE poste !

Alors comment préparer cette question ?

#1 – Préparez la liste de vos qualités

Il y a des qualités, des atouts, des points forts que vos managers, vos collègues, vos amis vous ont communiqués. Il y’en a que vous vous attribuez. Voici la méthodologie que je vous propose :
1/ Faites une liste de 10 points forts, toutes provenances confondues.
2/ Ensuite, posez-vous la question : « Est-ce que ce point fort est indispensable pour le poste ?». En testant chaque qualité à ce filtre, vous devez réduire la liste à 5.
3/ Puis pour chaque qualité, vous préparez un exemple concret dans lequel vous avez effectivement mis en œuvre cette qualité.
N’oubliez pas de préparer les exemples, parce qu’énoncer ses forces en disant : « Je suis… et …. et … » va forcément appeler la question : « Pouvez-vous me donner un exemple dans lequel vous avez fait preuve de cette qualité ?  ».
Souvenez-vous que vous êtes en discussion avec des personnes qui ont une aversion pour le risque. Donc toute affirmation doit être corrélée à un fait, une « preuve ».

#2 – Préparez la liste de vos  défauts

Même process ! Pensez à ceux qu’on vous a dit, à ceux que vous vous attribuez et passez le tout à la moulinette de : « Est-ce que c’est compatible avec le poste ». C’est là que l’honnêteté doit être très sélective.
Si vous doutez de la compatibilité, vous n’en parlerez pas pendant l’entretien.
Si ce défaut vous semble compatible, ne vous contentez pas de le dire, sans rien ajouter. Ne restez pas sur un aveu de faiblesse 😉
Je vous invite tout d’abord à ne pas généraliser. Il est probable que vous ne soyez pas toujours « … ». Donc n’hésitez pas à utiliser une formulation comme : « Je peux me montrer… lorsque…. ». Nuancé et contextualisé, un défaut fera tout de suite moins peur.

Alors prête à répondre à la question : « Quelles sont vos qualités ? Quels sont vos défauts ? » 🙂