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Recherche d’emploi & Expatriation : Bruno Mars a la clé de votre succès

Dans sa chanson, « Just the Way you are », il chante : « Cause you’re amazing, Just the way you are ». Un million de fois oui !!! Vous êtes incroyable, juste telle que vous êtes ! C’est une de mes plus profondes convictions. Et il est indispensable que vous en preniez conscience.


#1- Il n’y a pas qu’une seule façon d’être

En prendre conscience, mais pas grâce à la méthode Coué. Non non, il ne s’agit pas de vous répéter « Je suis incroyable telle que je suis » 10 ou 100 fois par jour. Ou d’écouter Bruno Mars vous le chanter, pour vous en convaincre. Non, vous devez le réaliser par vous-même, à partir d’éléments factuels.

C’est ce travail que j’ai fait récemment avec une de mes clientes qui voyait le fait d’être introvertie comme un défaut. Grâce à une introspection guidée, elle a eu des prises de conscience sur qui elle était et surtout sur tout ce qu’elle pouvait apporter en assumant sa façon d’être.

Car il n’y a pas UNE SEULE BONNE FAÇON D’ÊTRE. Le plus important est de trouver l’environnement et les conditions dans lesquelles notre façon d’être est un atout.

Par exemple, si vous êtes quelqu’un de souvent impatient, qui est très tournée vers l’action et qui n’aime pas passer du temps à peaufiner les théories, ne cherchez pas à apprendre comment mieux ronger votre frein. Au contraire, travailler avec des personnes qui ont des idées originales et créatives et aidez-les à transformer leurs théories en résultats concrets. Votre talent naturel à leurs côtés va faire merveille. Vous allez naturellement être à votre meilleur, sans fournir de gros efforts.

A vous de développer ce talent pour être encore plus performante et décupler votre potentiel de réussite.

#2 – Mais la réalité est bien souvent différente…

En effet, on passe plus de temps à négliger nos atouts et nos forces qu’à les développer. A la place, on cherche à s’améliorer là où on n’est pas très bonne, naturellement. On est formatée à procéder ainsi car il y’a cette idée, très répandue que si, on se donne à fond alors on peut tout à fait y arriver. C’est vrai, on peut y arriver. Mais avec bien peu de plaisir et tellement moins bien que ceux dont c’est le talent naturel…

En fait, c’est comme si on voulait que nos qualités, ne se voient pas trop… La piège, dans cette logique, est l’épuisement et le manque de sens. On va s’épuiser à s’améliorer sur des choses qui ne correspondent pas naturellement à qui on est vraiment. Et finalement, on va passer à côté de notre niche d’excellence, celle qui réunit talents et plaisir.

#3 – Talents et plaisir, deux mots qui attirent autant qu’ils font peur.

Quand je parle de talents à mes clientes, je les vois souvent perplexes, voire incrédules. Je sais ce qu’elles se disent dans leur tête : « Ah mais moi des talents je n’en ai pas. C’est mon problème d’ailleurs, je suis juste une fille normale ».

Ça c’est souvent l’éducation française qui parle et un syndrome de l’imposteur bien installé, qui vous fait penser : « Mais qui je suis moi, pour dire que je suis bonne à faire ceci ou cela. C’est très prétentieux ».

Pas de jugement, je connais ce genre de discours mental… Mais en fait, on peut dire qu’on est bonne dans quelque chose, en toute humilité. Car tout le monde est talentueux dans un domaine spécifique. Donc assumer vos forces ne retire rien à personne.

Quand je parle de plaisir à mes clientes, là, leurs yeux pétillent. Mais en même temps, plus ça semble possible, plus ça semble suspect. Comme si ce n’était pas possible à propos d’un « vrai travail ». Je pense que ça vient souvent de notre héritage judéo-chrétien : il faut d’abord souffrir pour mériter des choses agréables.

#4 – Mais qu’est-ce-que cela à avoir avec votre recherche d’emploi pendant votre expatriation ?

Tout, Mesdames ! Quand vous cherchez du travail, pendant votre expatriation, vous êtes nombreuses à m’en parler : il faut « se vendre » ! Je ne suis pas fan de cette expression, mais c’est en effet, l’idée. Ça fait donc faire une différence dans vos résultats, si vous êtes capable de parler de vos qualités et forces plutôt que de laisser penser que vous êtes une professionnelle « moyenne », vous ne pensez pas ?

Surtout qu’en étant étrangère, une entreprise peut avoir besoin de faire des démarches supplémentaires pour vous embaucher, donc donnez-leur envie de faire cet effort supplémentaire en leur parlant de vos talents !!


Vous avez du mal à identifier vos atouts  et à savoir ce qui fait de vous une candidate unique ? Parlons de comment je peux vous aider pendant une séance découverte gratuite (et sans engagement). 

Femmes Expatriées : Les secrets de celles qui ont décroché un poste qui leur plait

La récente enquête d’Expat Communication le dit clairement : il faut environ un an aux partenaires expatriés pour trouver un emploi pendant une expatriation. Et bien souvent, les postes décrochés ne correspondent pas vraiment aux attentes, que ce soit en matière de rémunération ou de challenge professionnel.

Cependant des solutions existent ! Je partage avec vous 4 clés qui vont faire une vraie différence.


1. Elles ont pensé que c’était possible

Ça peut sembler simpliste et pourtant ça fait une énorme différence. 80% de vos résultats dépendent de votre état d’esprit. Donc si quand vous cherchez du travail, vous ne cessez de vous dire que de toute façon, avec votre visa, votre niveau d’anglais/d’allemand…, la crise, les quotas… il va vous être impossible de trouver du travail, et bien, en effet c’est exactement ce qu’’il va se passer ! Ce genre de pensée sont comme des boulets que vous vous mettez au cerveau et qui vont donc énormément limiter votre prise d’initiatives, votre réceptivité à des informations utiles, votre capacité à explorer des pistes insolites.

Certaines ont fait le constat qu’elles ne savaient tout simplement pas comment s’y prendre, mais avaient la conviction que c’était possible d’y arriver. Elles ont alors fait le choix de se faire accompagner. Un exemple avec Stéphanie que j’ai accompagnée « J’étais à ce moment-là dans une impasse car je n’arrivais pas à savoir comment définir mon projet professionnel par rapport à ma vie de maman femme d’expat ! Grace à tes outils et ta méthodologie, j’ai pu définir mon positionnement facilement, comprendre mes pensées & croyances limitantes. Tu m’as redonnée confiance en moi pour mener à bien ma recherche d’emploi. Ma plus grande satisfaction a été de trouver un emploi durant mon coaching qui est celui dont je rêvais secrètement. »

2. Elles ont compris qu’elles devaient offrir ce qu’elles savaient et aimaient faire

Bien souvent, pour accélérer notre réussite, on n’hésite pas à dire qu’on est aussi « ouvertes à toutes les opportunités» ou «vraiment intéressée d’apprendre de nouvelles choses ». Ce sont deux postures tout à fait honorables mais pas du tout efficaces !

Pour convaincre facilement un recruteur/ un manager de vous faire confiance, vous devez lui donner des « garanties ». Vous devez lui parler de ce que vous pouvez lui apporter de façon certaine, car déjà  fait et éprouvé dans de précédentes expériences.

Finalement, posez-vous cette question : « Pourquoi ne pas proposer à un employeur ce que vous savez faire de mieux ?

3. Elles ont aligné CV et projet

Retrouvez la suite de l’article sur le site de Le Petit Journal : http://www.lepetitjournal.com/expat-emploi/le-coin-des-experts/283858-femmes-expatriees-les-secrets-de-celles-qui-ont-decroche-un-poste-qui-leur-plait


 

Expatriation & Reconversion : Ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain

Expatriation & Reconversion : Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bainL’idée de se reconvertir quand on part vivre à l’étranger est assez fréquente. Je la lis souvent sur les groupes Facebook liés à l’expatriation. Personnellement, j’ai eu le même réflexe. Je me suis dit : “Nouveau pays, nouvelle vie, nouveau job ». Cette expatriation avait le goût d’une parfaite opportunité pour rebattre les cartes de ma vie professionnelle. Sauf que, par expérience, la réalité est un peu plus compliquée que cela et un projet de reconversion doit avoir des bases plus solides qu’une envie de faire autre chose…

Je vous partage 4 angles à considérer si vous pensez à une reconversion :


# 1 : On ne bâtit pas un projet sur un rejet

Combien de femmes m’ont dit/ m’ont questionné sur le sujet de la reconversion. Des dizaines !

A chaque fois, je leur demande ce qui les motive à envisager cette voie, et dans la grande majorité des cas, leur réponse est : “Plus envie de faire mon précèdent job » ou « Mon dernier poste ne s’est pas très bien terminé… ». A la question, « Qu’avez-vous envie de faire à la place ? », la réponse est souvent « Ben, je ne sais pas, c’est ça mon problème ».

Réflexe normal de ne pas vouloir revivre une situation douloureuse. Cependant, dans ce contexte-là, le projet de reconversion manque de bases saines. Un projet, quel qu’il soit, doit s’ancrer dans un désir, une envie, un enthousiasme. Pas un peur, pas un rejet, sous peine de manquer de sens sur la durée.

Donc avant de faire une croix sur votre carrière passée, travaillez à connaitre vos envies ! Est-ce que c’est facile à faire ? Nope ! Est-ce que ça vaut la peine ? Oh oui !!!!!

# 2 : Un nouveau diplôme n’est pas un accès VIP  vers une reconversion réussie

J’ai rencontré aussi des femmes qui avaient déjà entamé une reconversion et qui avaient alors passé un diplôme pour justement asseoir cette nouvelle orientation.

Cependant, elles n’arrivaient pas à vraiment concrétiser cette réorientation. Leur reconversion se limitait jusque-là au domaine académique. Même en France, où le poids des diplômes est important, un diplôme ne garantit pas un emploi. A l’étranger, son impact peut être encore moindre, car dans de nombreux pays, le diplôme compte moins que les expériences-terrain. Gardez en tête, que quand on est étrangère, il est encore plus primordial de mettre en avant les solutions concrètes que l’on peut apporter à un potentiel employeur.

Acquérir un diplôme dans un nouveau champ d’expertise ne va pas vous ouvrir automatiquement les portes de postes que vous n’avez jamais occupés. C’est la façon dont vous allez lier votre passé professionnel avec votre nouvelle orientation qui va vous aider à décrocher un poste. Votre diplôme tout seul, n’a bien souvent, pas ce pouvoir-là.

 

#3 : Pas besoin de faire un virage à 180 degrés pour retrouver du plaisir dans le travail

Dans le prolongement du point #2, identifier votre « touch », votre fil rouge du plaisir au travail peut vous amener à mettre l’accent sur des missions qui ont eu beaucoup de sens pour vous et abandonner celles qui, au contraire, vous pèsent.

On peut continuer d’utiliser des compétences testées et approuvées. Mais différemment, afin que notre quotidien professionnel nous ressemble plus. Qu’il nous permette surtout d’être facilement et naturellement à notre meilleur.

Ce n’est pas parce qu’une expérience professionnelle n’a pas été heureuse que pour autant tout est à jeter. Surtout pas ! Dites-vous que vos compétences, vos savoir-faire ont été mal utilisés, voire gaspillés. Vous n’avez pas besoin de recommencer à zéro. Juste cernez quel contexte/environnement vous conviennent mieux. Il suffit parfois d’ajustements minimes, pour se sentir alignée avec son travail et capitalisez sur vos acquis.

# 4 : Se reconvertir, échappatoire à la recherche d’emploi ?

J’ai rencontré aussi beaucoup de femmes qui voulaient se reconvertir dans l’entrepreneuriat. Bien souvent, elles se projetaient difficilement dans la situation de recherche d’emploi et utilisaient les expressions « chômeuse », « être au chômage » avec douleur.

Du coup, créer leur entreprise pendant leur expatriation apparaissait comme un bon Itinéraire bis.

Là encore, on est dans une stratégie d’évitement plus que développement.

Un projet entrepreneurial doit selon moi, être un moyen d’atteindre un objectif. Non pas être une fin en soi. Créer son entreprise pour créer son entreprise est dangereux parce que beaucoup de challenges sont présents sur cette route là aussi. Il est important d’être porté par une envie, une aspiration (une inspiration ?) qui permet de surmonter les obstacles et prendre du plaisir dans les efforts à fournir.


Vous avez du mal à identifier le poste-cible qui vous conviendrait bien ? Parlons-ensemble lors d’une séance découverte gratuite.


Recherche d’emploi à l’étranger, évitez de vous présenter comme « ouverte à toutes les opportunités »

Recherche d emploi à l étranger, évitez de vous présenter comme "ouverte à toutes les opportunités"« Je suis arrivée ici avec mon mari qui a été muté par son entreprise. Je cherche dans les RH, mais je suis ouverte à toutes les opportunités ». Voilà comment je me suis présentée pendant les premières semaines de ma recherche d’emploi à Singapour.

Nombre de proposition d’emploi reçue, 1.

Je n’ai pas donné suite. Ni à la proposition d’embauche, ni à la phrase d’accroche.

Par ma volonté de ne pas me montrer trop pointilleuse sur les opportunités professionnelles qui m’intéressaient, j’ai en fait surtout perdu mon temps avec cette expression « Ouverte à toutes les opportunités » parce que …


1. Ce n’était pas vrai

Quand j’ai été contactée par un cabinet de recrutement qui recherchait une Française pour travailler pour une compagnie d’assurance pour expatriés, j’ai été très enthousiaste et partante pour explorer cette opportunité hors de mon scope des Ressources Humaines mais qui valorisait le fait d’être Française (pour une fois !!).
Mais une fois rencontrée la dite société d’assurance, je n’ai pas du tout eu envie de passer 44 heures par semaine là-bas, à saisir les informations des formulaires d’inscription à l’assurance et avoir toute la journée, au téléphone, des assurés mécontents. Le tout payé au lance-pierres.

C’est après cette expérience que je me suis rendue compte (avouée ?) qu’en fait, je n’étais pas ouverte à toutes les opportunités. Je voulais avoir un poste stimulant et rémunéré au moins, un certain montant.
Est-ce que c’était me transformer en diva ? Pas du tout ! C’était admettre que j’avais des compétences qui avaient été testées et approuvées par des entreprises. Il était légitime que je veuille : les proposer, les réutiliser et les développer.
Pourquoi ne pas proposer ce que j’avais de mieux à offrir ?
En disant « NON » à cette opportunité, je suis restée disponible pour le poste qui me correspondait beaucoup plus (et dans lequel, cerise sur le gâteau, j’étais bien mieux payée que l’équivalent de mon salaire en France).

2. Je ne montrais pas ma valeur

Quand vous dites que vous êtes ouvertes à toutes les opportunités, c’est en fait ne rien dire à propos de vous. Vous élargissez tellement le spectre des possibilités, qu’il est impossible de savoir en quoi vous pouvez concrètement être utile à une entreprise. C’est comme vous positionnez en effectif et disiez : « Si vous avez besoin d’un +1 dans votre entreprise, pensez à moi ».

Pas très convaincant et donc pas du tout efficace!

3. Je ne permettais pas aux personnes de m’aider

Ne pas dire ce qu’on cherche précisément comme poste, c’est empêcher les personnes de concrètement réfléchir à comment elles pourraient vous aider, directement ou indirectement. C’est finalement comme ne rien mettre sur la table, donc les personnes repartent de votre échange avec…RIEN et donc ils ne peuvent RIEN faire pour vous…
Je sais que c’est une posture qui est difficile d’abandonner car on pense que si on devient trop précise, on va se priver d’opportunités. Mais c’est en fait tout le contraire. Vous arrêtez le tir groupé à l’aveugle pour viser UNE cible certes, mais que vous êtes bien plus sure de toucher….


Pas facile de se positionner !! Vous avez vu, je suis passée par là ! Donc si vous voulez de l’aide sur votre positionnement, découvrez mes programmes ICI  et les résultats obtenus par mes clientes ICI 


Pourquoi votre perfectionnisme nuit à votre recherche d’emploi à l’étranger

Perfectionnisme, voici un mot que j’entends beaucoup. De la bouche de mes clientes, des femmes que je rencontre lors d’ateliers ou de séances gratuites, de mes amies aussi.
Perfectionniste, je le lis aussi beaucoup dans le CV, dans les profils LinkedIn, dans les lettres de motivation…

Toujours présenté comme une qualité, je vous invite à jeter un autre regard sur cette croyance qui est plus encombrante que stimulante, parole d’une ex-perfectionniste !


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3 avantages à ne pas avoir de passion

one-wayTrès souvent, dans le travail d’introspection avec mes clientes et même durant les séances gratuites que je propose, j’entends « Le/Mon problème c’est que je n’ai pas de passion ». J’ai moi aussi été dans cette conclusion voire dans ce désarroi.

Aujourd’hui je n’ai toujours pas de passion mais j’exerce un métier que j’adore vraiment… comme quoi c’est possible !

Je vous partage dans cet article, au ton plus personnel, ce que j’ai compris lors de ma quête pour découvrir ma passion et surtout comment je me suis libérée du « diktat » d’en avoir une ! Lire la suite

3 erreurs à éviter quand vous rencontrez l’association française locale

3 erreurs à éviter quand vous rencontrez l'association française localeL’association française locale est un point de repères quand on arrive dans notre nouvelle vi(ll)e. Le rendez-vous incontournable qui se profile à cette période de l’année, c’est le Café d’accueil de la rentrée ! Alors généralement, même si on ne sait pas trop à quoi à s’attendre, on y va gaiement, en se disant qu’entre Françaises (oui, il y’aura 95% de femmes), cette rencontre va représenter enfin, quelque chose de… facile : pas de difficulté pour comprendre ou se faire comprendre, nous serons en terrain connu et cela nous fera du bien !

Cependant, nombreuses sont les femmes qui me partagent à quel point elles sont reparties déçues voire décontenancées par cette immersion dans la communauté française locale via l’association française. Et que depuis, elles s’en tiennent à distance…

C’est ce que j’ai fait aussi avant de réaliser que j’avais commis 3 erreurs lors de ces rencontres. Je vous les partage ainsi que 3 conseils pour tirer un maximum de bénéfices de ces rendez-vous.

1.Étiqueter les personnes avec qui vous n’avez rien ou très peu en commun

« Tu as rencontré beaucoup de femmes comme toi ? Des femmes d’expat’ tu veux dire ? Oui oui j’en ai rencontré pleins, mais pas des comme moi … »

L’association française sert de point de repère à la communauté française locale et plus particulièrement aux conjoints « suiveurs ». Vous allez donc rencontrer là-bas une variété de profils : des femmes qui vivent leur première, leur 3e, leur 5e expatriation, qui viennent d’arriver ou qui sont là depuis 4 ans, qui ont des enfants… ou pas, qui vont chercher du travail… ou pas, qui apprécient la vie sur place… ou pas, qui ont déjà des amies dans l’assemblée…ou pas.

Cette variété de profils peut être déroutante et vous plonger dans des conversations avec des personnes avec qui vous n’avez pas vraiment de points communs (hormis celui d’être une femme française). C’est à ce moment là, que la tentation peut être forte de tirer des conclusions (hâtives), à la fois sur la communauté française locale et sur ces femmes avec qui vous pouvez ressentir un vrai décalage.

Mon conseil : Ne jugez pas trop durement et trop hâtivement les personnes que vous rencontrez dans ce genre de rendez-vous. Beaucoup des personnes présentes ne sont pas plus à l’aise que vous dans cet exercice. Les sujets qui occupent les conversations ne sont pas forcément ceux qui occupent vraiment la vie des personnes qui en parlent… Voyez plus loin ! Multipliez les opportunités de revoir les personnes afin d’atteindre un niveau d’échange plus « réel » et cerner avec qui vous vous sentez connectée… ou pas !

2. Ne pas avoir d’objectif précis

« Alors c’était comment ? Bof ! Ah oui pourquoi ? Je ne m’y suis pas retrouvée… Tu t’attendais à quoi ? Ben je sais pas en fait… »

Trop souvent les nouvelles arrivantes sont dans l’attente que cette rencontre les aident dans leur intégration, que les personnes/les informations intéressantes viennent naturellement vers elles. Et si cela ne s’est pas produit, elles repartent déçues et jugent alors ces rencontres inutiles.

C’est pour cela que je vous recommande fortement de définir d’abord : « pourquoi » et « pour quoi » vous vous rendez à cette rencontre.

Cela peut vous sembler superflu pour une événement informel comme un café-rencontre, mais au contraire ! Si vous ne voulez pas justement avoir l’impression de repartir sur votre « faim », vos objectifs vont vous faire passer d’une posture « passive » à une attitude plus « active ».

Mon conseil : définissez à l’avance quelles sont les informations précises, les recommandations, les contacts que vous aimeriez récolter. C’est de cette façon que vous allez vous créer des échanges qui vont vous être utiles et vous donner le sentiment de progresser dans votre installation/intégration.

Et puis demander des conseils, faire appel à l’expérience des autres, c’est le meilleur moyen de se lier plus rapidement. Vous allez créer une conversation plus concrète et moins « de surface ».

Attention cependant de ne pas tomber dans l’excès de questions ! Vos questions ne doivent pas être une fin en soi. Elles doivent vous servir de points de départ pour avoir des échanges plus intéressants

3. Attendre que les autres vous relancent

« Ok on reste en contact !  » « Je connais quelqu’un qui travaille dans ton domaine, je te tiens au courant »

Ces phrases vous allez sûrement les entendre. Si elles semblent prometteuses, à vous de faire en sorte qu’elles se concrétisent. Idéalement, vous avez échangé vos cartes de visite avec les personnes  avec qui vous voulez rester en contact.(Quoi, une carte de visite, alors que je ne travaille pas ?? Suivez ce lien, je vous dis tout à propos de la carte de visite).

Si ce n’est pas le cas, arrangez-vous pour donner vos coordonnées – téléphone et/email –  et repartir avec les leur.

Mon conseil : Prenez des initiatives ! Proposez dans un premier temps, de prendre un café pour mieux faire connaissance. Ne partez pas de l’idée que parce que les personnes ont vos coordonnées, elles vont forcément vous recontacter.

L’objectif est aussi de vous amener à vous créer des relations plus authentiques. Retenez qu’il est toujours plus facile d’aider quelqu’un que l’on connait un peu et que l’on apprécie, que quelqu’un rencontré uniquement quelques minutes.

Et puis, n’oubliez pas un des principes d’un réseau (le réseau, quesako ? Suivez ce lien, je vous y parle du réseau) : « savoir donner pour recevoir ». Si dans vos conversations, vous avez remarqué que vous aviez une information/un contact qui pourrait aider quelqu’un, n’hésitez pas à partager. Les personnes seront alors encore plus enclines à se souvenir de vous et donc  à avoir envie de vous aider, à leur tour !

Prête pour votre rendez-vous de la rentrée avec votre association française ?

3 réflexes typiquement français à éviter durant votre recherche d’emploi

3 reflexes typiquement francais a eviterQuand nous vivons à l’étranger, on découvre que nous avons des habitudes, des réflexes, qui sont en fait, typiquement français. On découvre que ce qui est tellement évident, commun, naturel pour nous peut, ne pas du tout l’être, ailleurs. C’est d’une certaine façon en vivant à l’étranger, que j’ai commencé à prendre conscience de ma culture française. Je me suis alors rendue compte que je cherchais du travail « à la française » et que cela me desservait parce que je me retrouvais en décalage avec les habitudes locales.

Voici donc 3 exemples d’attitudes « françaises » que vous devriez vous aussi, éviter pendant votre recherche d’emploi à l’étranger :


 

  1. Premier réflexe : Sur-estimer l’importance de votre diplôme

Guillaume Rastouil recruteur à Singapour : « HEC, ESSEC, Central ou Polytechnique…sortir des grandes écoles françaises ne signifie pas grand-chose ici et n’a pas du tout le même impact qu’en France » (lire l’interview complète de Guillaume ICI)

Marion Gourvest, recruteuse française à Vancouver : « Certains Français, ayant un diplôme d’une école de bonne réputation en France, pensent que les Canadiens les attendent sur un tapis rouge. Ils pensent que grâce à leur diplôme, ils pourront décrocher un job intéressant et bien payé… La réalité ici est que le recrutement est basé sur d’abord, sur l’expérience professionnelle, puis la personnalité et la capacité à s’intégrer dans l’équipe et dans l’entreprise et enfin le diplôme. Le diplôme est l’un des derniers critères de recrutement ». (lire l’interview complète de Marion  ICI)

Deux recruteurs basés dans deux pays différents, situés sur 2 continents différents et pourtant un même constat. Les Français surestiment l’impact qu’aura leur diplôme sur les recruteurs et professionnels RH locaux.

Et cela se vérifient aussi, lorsque je rencontre des femmes françaises lors d’ateliers. Lorsqu’elles se présentent, c’est généralement la première information qu’elle partage : « Bonjour, alors… diplômée de …., j’ai travaillé chez…. ».

Est-ce que cela signifie que votre diplôme n’a aucune valeur ? Non bien sûr ! Mais je dirais qu’il tire sa valeur surtout de son niveau. Si votre diplôme est de niveau Master, il peut être un atout lorsque l’entreprise rémunère selon des grilles de rémunérations incluant les niveaux de formation. Il peut également être un atout non négligeable pour obtenir un visa de travail…

Conclusion, votre diplôme a de la valeur, mais pas forcément là où vous l’imaginiez au début.

 

  1. Deuxième réflexe : Envisager d’obtenir un diplôme local pour augmenter vos chances de succès

C’est un réflexe fréquent de la part des femmes que je rencontre. Il est pour moi, le reflet de ce que je viens d’évoquer plus haut : vouloir obtenir un diplôme local comme un antidote à une recherche qui s’annoncerait laborieuse sans ce précieux sésame.

Est-ce que cela signifie qu’il ne sert à rien de se former localement ?

Pas du tout ! Bien au contraire, et je vous dis cela par expérience. Se former est une excellente approche qui est différente que de vouloir avoir un diplôme.

En pratique, je vous recommande de rechercher des formations courtes, spécialisées dans un savoir-faire, une expertise particulière, qui vous permettront d’acquérir des connaissances adaptées à votre environnement local.

Personnellement, c’est ce que j’ai fait : Deux courtes formations, sur le droit du travail local et les systèmes de rémunérations locaux. Investissement en temps et en argent limités mais à la sortie, des connaissances et une initiative qui ont montré que j’étais effectivement déterminée à pratiquer mon métier, la gestion des ressources humaines selon les règles locales en vigueur.

 

  1. Troisième réflexe : Assimiler « développer votre réseau » à «demander du piston»

«Ça me gêne de contacter des personnes pour leur demander du piston», «Je contacte des Français sur place, qui travaillent dans des sociétés qui m’intéressent pour leur demander s’il y a des postes disponibles dans leur entreprise et si oui, leur demander de faire passer mon CV ».

Ces phrases vous semblent familières ? Pour moi, elles le sont car je les entends très fréquemment de la part des femmes que je rencontre en séance gratuite ou en atelier.

Le problème est qu’elles sont la représentation d’une vision complètement erronée de ce que signifie développer son réseau.

Développer son réseau, ce n’est pas demander une faveur, voire pire, du piston à quelqu’un que vous ne connaissez pas. Développer votre réseau,  c’est développer des liens de qualité avec des professionnels de votre secteurs d’activité. C’est s’intéresser aux personnes, à leurs expériences locales et recueillir leurs avis et conseils.

S’ils souhaitent voir ou faire passer votre CV, c’est du bonus !

Vous pensez peut-être que cette démarche est hypocrite  et vous vous dites «  à quoi bon rencontrer des personnes s’il n’y a pas de poste derrière ? ».

Je vous répondrai simplement : Il n’y a pas de poste aujourd’hui, il y en aura peut-être un, demain. Mais comme vous vous êtes limitée à «tout de suite maintenant» et bien… vous n’aurez pas l’information à propos du poste de demain. Ou peut-être que si, quand l’offre sera publiée, faute d’avoir eu des candidats via le réseau des employées et que des dizaines voire des centaines de candidats candidateront en même temps que vous…

Alors prête à mettre de côté un petit bout de votre culture française ? 🙂


Savez-vous vous présenter en moins d’une minute ?

Savez-vous vous présenter ?Cela peut sonner comme une sorte de « performance » de réussir à parler de soi, disons le temps d’un trajet plus ou moins long dans un ascenseur (si on fait référence à l’elevator speech). Cependant, ce n’est pas du tout le but vers lequel je pousse.

Mon objectif avec ces 3 vidéos est de vous aider à délivrer, avec le maximum de simplicité et d’aisance, une présentation à propos de vous-mêmes.

Alors je sais ce que vous vous dites intérieurement : « Je déteste parler de moi ». Mais je crois qu’au fond, ce n’est pas le sujet – vous – dont vous n’aimez pas parler mais c’est plutôt que vous ne savez pas comment faire car vous manquez peut-être un peu de recul sur le sujet 🙂

Cette différence est assez importante, parce qu’elle vous libère de cette croyance limitante, voire handicapante, que vous n’aimez pas parler de vous alors que ce soit face à un recruteur ou face à une personne de votre réseau, il est vraiment indispensable que vous sachiez parler de vous, facilement et avec fluidité.

Je vous invite donc à vous prendre au jeu de cet exercice et d’apprendre à vous présenter en quelques instants. Vous verrez, dans la première vidéo, je vous recommande de ne pas chercher à en dire trop. « Less is more » donc choisissez une présentation sans fioriture. Elle n’en sera que plus efficace !


  1. « Less is more »

Savez-vous vous présenter en moins d'une minute ? 1/3


2. Pratiquez le en toutes circonstances

Savez-vous vous présenter en moins d'une minute ? 2/3


3. Servez-vous en pour continuer une conversation

Savez-vous vous présenter en moins d'une minute ? 3/3

 

3 bonnes raisons d’avoir une carte de visite pendant votre recherche d’emploi à l’étranger

3 bonnes raisons d4avoir une carte de visiteLa carte de la visite a été une découverte assez déroutante pour moi, lorsque je suis arrivée à Singapour. C’est simple : locaux, expatriés, Français inclus, me tendaient leur carte de visite (ou « business cards ») à peine quelques instants (voire secondes) après que nous nous soyons présentés l’un(e) à l’autre.

J’ai ensuite compris qu’il s’agissait d’un usage, très répandu, dans de nombreux pays dans le monde qu’il me serait très bénéfique d’adopter.

Je vous partage dans cette série de vidéos,  les avantages d’avoir une carte de visite pendant votre recherche d’emploi à l’étranger.

Retenez que vous pouvez changer de carte de visite tout au long de votre recherche. Le plus important est que vous n’hésitiez pas à la transmettre donc si elle ne vous correspond plus, faites la évoluer avec vous.


  1. Entrez dans la danse

Pourquoi vous devriez avoir une carte de visite 1/3


2. Mémorisez bien les personnes que vous rencontrez, quelles que soient les circonstances et n’hésitez pas ensuite à faire un suivi sur LinkedIn, par exemple 😉

 

Pourquoi vous devriez avoir une carte de visite 2/3


3. Utilisez ce petit bout de carton pour ancrer votre message

 

Pourquoi vous devriez avoir une carte de visite 3/3

Si vous cherchez du travail, une business card ce n’est pas grand et pourtant ça vous permet de recueillir et donner des informations clés ! Voici ce que vous pouvez ajouter et qui peut faire une vraie différence :

  • Votre photo ; oui, je sais, c’est un peu intimidant. Mais je vous invite vraiment à le faire car votre carte va se distinguer de 90% des autres cartes et ainsi, on se souviendra beaucoup mieux de vous. Et c’est bien souvent ce que l’on recherche, non ?
  • Votre positionnement professionnel : Un titre global et idéalement 3 mots-clés qui spécifient votre expertise. Vous envoyez un message clair, qui peut en plus constituer une bonne ouverture pour engager la conversation sur une dimension professionnelle.
  • L’adresse de votre profil LinkedIn : vous donnez une porte d’entrée privilégiée au résumé de votre parcours professionnel.

Votre adresse personnelle n’est généralement pas vraiment utile donc privilégiez les informations que vous voulez qu’on retienne à votre propos.