Entrées par Camille GAUTRY

Recherche d’emploi & Expatriation : Bruno Mars a la clé de votre succès

Dans sa chanson, “Just the Way you are”, il chante : “Cause you’re amazing, Just the way you are”. Un million de fois oui !!! Vous êtes incroyable, juste telle que vous êtes ! C’est une de mes plus profondes convictions. Et il est indispensable que vous en preniez conscience.


#1- Il n’y a pas qu’une seule façon d’être

En prendre conscience, mais pas grâce à la méthode Coué. Non non, il ne s’agit pas de vous répéter « Je suis incroyable telle que je suis » 10 ou 100 fois par jour. Ou d’écouter Bruno Mars vous le chanter, pour vous en convaincre. Non, vous devez le réaliser par vous-même, à partir d’éléments factuels.

C’est ce travail que j’ai fait récemment avec une de mes clientes qui voyait le fait d’être introvertie comme un défaut. Grâce à une introspection guidée, elle a eu des prises de conscience sur qui elle était et surtout sur tout ce qu’elle pouvait apporter en assumant sa façon d’être.

Car il n’y a pas UNE SEULE BONNE FAÇON D’ÊTRE. Le plus important est de trouver l’environnement et les conditions dans lesquelles notre façon d’être est un atout.

Par exemple, si vous êtes quelqu’un de souvent impatient, qui est très tournée vers l’action et qui n’aime pas passer du temps à peaufiner les théories, ne cherchez pas à apprendre comment mieux ronger votre frein. Au contraire, travailler avec des personnes qui ont des idées originales et créatives et aidez-les à transformer leurs théories en résultats concrets. Votre talent naturel à leurs côtés va faire merveille. Vous allez naturellement être à votre meilleur, sans fournir de gros efforts.

A vous de développer ce talent pour être encore plus performante et décupler votre potentiel de réussite.

#2 – Mais la réalité est bien souvent différente…

En effet, on passe plus de temps à négliger nos atouts et nos forces qu’à les développer. A la place, on cherche à s’améliorer là où on n’est pas très bonne, naturellement. On est formatée à procéder ainsi car il y’a cette idée, très répandue que si, on se donne à fond alors on peut tout à fait y arriver. C’est vrai, on peut y arriver. Mais avec bien peu de plaisir et tellement moins bien que ceux dont c’est le talent naturel…

En fait, c’est comme si on voulait que nos qualités, ne se voient pas trop… La piège, dans cette logique, est l’épuisement et le manque de sens. On va s’épuiser à s’améliorer sur des choses qui ne correspondent pas naturellement à qui on est vraiment. Et finalement, on va passer à côté de notre niche d’excellence, celle qui réunit talents et plaisir.

#3 – Talents et plaisir, deux mots qui attirent autant qu’ils font peur.

Quand je parle de talents à mes clientes, je les vois souvent perplexes, voire incrédules. Je sais ce qu’elles se disent dans leur tête : “Ah mais moi des talents je n’en ai pas. C’est mon problème d’ailleurs, je suis juste une fille normale”.

Ça c’est souvent l’éducation française qui parle et un syndrome de l’imposteur bien installé, qui vous fait penser : “Mais qui je suis moi, pour dire que je suis bonne à faire ceci ou cela. C’est très prétentieux”.

Pas de jugement, je connais ce genre de discours mental… Mais en fait, on peut dire qu’on est bonne dans quelque chose, en toute humilité. Car tout le monde est talentueux dans un domaine spécifique. Donc assumer vos forces ne retire rien à personne.

Quand je parle de plaisir à mes clientes, là, leurs yeux pétillent. Mais en même temps, plus ça semble possible, plus ça semble suspect. Comme si ce n’était pas possible à propos d’un “vrai travail”. Je pense que ça vient souvent de notre héritage judéo-chrétien : il faut d’abord souffrir pour mériter des choses agréables.

#4 – Mais qu’est-ce-que cela à avoir avec votre recherche d’emploi pendant votre expatriation ?

Tout, Mesdames ! Quand vous cherchez du travail, pendant votre expatriation, vous êtes nombreuses à m’en parler : il faut “se vendre” ! Je ne suis pas fan de cette expression, mais c’est en effet, l’idée. Ça fait donc faire une différence dans vos résultats, si vous êtes capable de parler de vos qualités et forces plutôt que de laisser penser que vous êtes une professionnelle “moyenne”, vous ne pensez pas ?

Surtout qu’en étant étrangère, une entreprise peut avoir besoin de faire des démarches supplémentaires pour vous embaucher, donc donnez-leur envie de faire cet effort supplémentaire en leur parlant de vos talents !!

 

Etes-vous un bon profil ou une bonne candidate ?

En lisant cette question, vous vous dites :”Hein ? Quoi ? Ce n’est pas la même chose ?? “

Non, ce n’est pas du tout la même chose. Pourtant l’amalgame est souvent fait avec notamment ce genre de phrases : “Avec ton profil, tu n’auras pas de mal à trouver du travail”. Sous-entendu, avec ton profil, tu es une candidate de choix. 

En théorie, ça fait sens. Mais en pratique, les choses peuvent se passer très différemment.

Ne bougez pas, je vous explique tout ça – en vidéo ou en texte (sous la vidéo) si vous préférez lire  : 

 

Pour celles qui préfèrent lire : 

#1 : Qu’est ce qu’un bon profil ?

Il n’y a pas de définition standard mais généralement on qualifie de bon profil, une personne qui a un niveau académique élevé et/ou qui a connu une progression professionnelle avec des responsabilités/budgets gérés/personnes managées qui se sont étendues dans le temps. Il s’agit aussi de personnes qui ont travaillé dans une entreprise leader de son marché ou considéré comme prestigieuse.

Encore une fois, je vous donne surtout des contours pour nous donner une base commune 😉

 

#2 : Qu’est ce qu’une bonne candidate ?

La bonne candidate, c’est celle qui se fait recruter 😉 

C’est la candidate qui va savoir convaincre qu’elle est la bonne personne pour occuper le poste. Elle sait montrer ses atouts, elle sait inspirer confiance, elle sait donner envie de l’intégrer dans son équipe.

Et qu’elle est le meilleur profil ?

Pas nécessairement. Elle a été plus convaincante, mais cela ne signifie pas qu’elle est la plus qualifiée pour le poste.

Gardez cela en tête : “Ce ne sont pas les meilleurs profils qui sont recrutes mais les meilleurs candidats”.

Cette difference entre bon profil et bonne candidate, je la côtoie tous les jours avec mes clientes. Elles sont des bons profils mais pas des bonnes candidates.

Le but de l’accompagnement va être de les faire transitionner de bons profils à très bonne candidate.

 

# Le cercle vicieux de l’amalgame 

Ne pas percevoir la différence entre ces 2 notions peut avoir de sérieux effets négatifs sur votre chemin de succès. 

Le manque de réponses a vos candidatures, par exemple, peut vous amener a remettre en question la qualité de votre profil alors qu’en effet, c’est votre façon de vous “vendre” qui est en cause. 

Donc mon conseil d’auto-coaching pour vous : prenez du recul sur votre parcours professionnel et sur vos actions de recherche et posez-vous la question : Suis-je uniquement un bon profil ou suis-je aussi une bonne candidate ?

 

Recherche d’emploi à l’étranger : “Mais que faut-il que j’écrive dans mon CV pour qu’on m’appelle ?”

Quand j’ai commencé ma recherche d’emploi à Singapour, la première chose que j’ai faite c’est de regarder les sites d’annonces.

Je les ai même regardées avant de partir, question de “prendre la température”. J’ai vu qu’il y’avait plein d’offres en RH, donc je me suis dit : “C’est bon, ça va le faire ! “.

Installation et 3 mois de cours d’anglais intensifs plus tard, je suis prête à me lancer dans ma recherche.

J’ai pris la dernière version de mon CV et je l’ai traduite en anglais.

Je suis allée sur Internet chercher des modèles de CV singapouriens pour faire un CV tout beau comme ils l’aimaient sur place. J’ai compris que le CV n’avait pas besoin de tenir sur une page, contrairement à cette sacro-sainte règle en France. Ils voulaient voir ma photo, connaitre ma nationalité, mon statut marital et même ma race.

J’ai donc tout écrit dans mon CV et puis je suis retournée sur les sites d’emploi pour choisir les offres auxquelles j’allais répondre.

Nombre d’appels reçus : 0

Je ne me suis pas démontée.J’ai continué pendant plusieurs semaines à envoyer des candidatures en me disant que ce n’était qu’une question de temps avant que mon téléphone ne se mette à sonner.

Nombre d’appels reçus : 0 

J’ai donc regardé à nouveau mon CV et je me disais : “Je ne peux pas écrire les choses différemment. C’est comme ça qu’ont été mes expériences”.

Après plusieurs semaines de silence téléphonique total, j’ai parcouru le web en long, en large et en travers pour dénicher LA technique, LE secret qui allaient faire de mon CV, un aimant à recruteurs.

Bon, j’ai été très déçue. 

Des conseils, j’en ai trouvés, pas de problème.

Le hic, c’est qu’il y’en avait tellement. Et en plus, beaucoup de contradictoires. Et aucun pour quand tu vis à l’étranger. Donc je n’y voyais pas vraiment plus clair.

Ce qui est d’autant plus fou, je trouve, c’était de savoir que tout ce que j’écrivais (ou n’écrivait pas) allait influencer la trajectoire de ma carrière.

Soit ça allait donner envie de m’appeler.

Soit pas.

Ce “Soit pas”, il a duré un certain temps dans ma recherche…

En me posant la question “Mais put***, que faut-il donc que j’écrive pour qu’on m’appelle ??” (alors que j’avais le sentiment que TOUT dans mon CV montrait que j’étais parfaitement qualifiée pour le poste), je me disais, qu’en fait, ils voulaient quelque chose que je n’avais jamais fait.

Comme je ne pouvais pas m’inventer des expériences que je n’avais pas eues, j’étais bloquée.

Dans l’impasse.

Je me suis même dit que mince, 29 ans, c’était jeune pour voir sa carrière s’arrêtait à jamais. (Oui, j’ai parfois versé un peu dans le mélodrame dans mes heures les plus sombres 😉 ).

J’ai pensé que faire un bilan de compétences allait me sortir de cette impasse.

Ce bilan, il m’a aidé à un certain niveau, mais il n’a pas répondu à ma question initiale : “Que faut-il donc que j’écrive pour qu’on m’appelle ??”

La réponse, elle a finalement été évidente et pas facile à la fois : CE QUE JE VOULAIS VRAIMENT FAIRE.

Cela ne servait à rien de décrire dans le détail comment mes expériences s’étaient déroulées, si ces missions n’avaient pas de rapport avec le poste que je voulais occuper.

Il me fallait décrire les missions en fonction de ce que je voulais faire, afin de montrer à mon futur manager que elle/lui et moi, on était bien en phase sur les problématiques du poste.

Mais pour ça, il fallait que j’aie une vision très très (oui oui deux fois “très”) claire du poste et des missions que je voulais faire.

Pas celles que j’étais OK de faire.

Pas celles auxquelles mes anciennes expériences me destinaient.

Pas celles qu’on me conseillait de faire “parce que dans les RH, ici à Singapour, ça va vraiment être compliqué”

Non.

Celles que JE voulais faire !

Parce que, plus j’étais précise dans mon projet, plus j’étais précise dans mes mots, plus j’avais de l’impact.

Mon projet est devenu tellement clair pour moi que, lors d’un rendez-vous réseau, bien qu’on me conseille de m’orienter vers un autre projet, plus facile à concrétiser compte-tenu de mon profil étranger, j’ai expliqué avec conviction et naturel pourquoi, non je n’irai pas dans cette direction. Pourquoi vraiment ça ne me correspondait pas et pourquoi mon projet était ce qui me correspondait le mieux.

Banco !

Deux jours après, j’ai reçu une proposition d’entretien de cette même personne, car une salariée de son entreprise qui occupait exactement le poste que je voulais, venait de démissionner. Dix jours plus tard, cette personne me formait pour prendre la relève de son poste.

Aujourd’hui, peut-être que vous aussi, vous n’arrivez pas à répondre à  cette question : « Qu’est-ce que je veux vraiment décrocher comme poste ? »

Rien d’anormal !

Cela fait maintenant plusieurs années que j’accompagne des femmes expatriées à décrocher elles aussi, un poste pendant leur expatriation.

Et cette question est une des questions les plus difficiles pour elles.

Jusque-là, ce n’est pas comme ça qu’on a été formatée formée à voir les choses.

Généralement, pendant notre carrière en France, on a sauté d’une expérience à une autre, sans nécessairement se demander si ce nouveau poste nous correspondait vraiment.

L’opportunité était là. On la saisissait et on rempilait. En avant, soldat !

Mais quand on est coupée de cette dynamique – à l’étranger, sans boulot, sans réseau – alors trouver la réponse à cette question deviendra un de nos meilleurs leviers de succès pour décrocher un poste. A l’étranger. Mais aussi au moment du retour en France.

Alors faites le point et prenez le temps d’être au clair avec ce que vous voulez faire. Vous verrez, vous avez tout à y gagner !


Si vous ressentez le besoin d’être aidée dans cette étape de définition d’un objectif professionnel et dans la mise en oeuvre d’une méthodologie de recherche qui a fait ses preuves, n’hésitez pas à prendre rdv avec moi pour une séance diagnostic gratuite et sans engagement.

3 obstacles qui vous empêchent d’y aller à fond dans votre recherche

QUIZZ : LEQUEL DE CES 3 OBSTACLES VOUS EMPÊCHE DE VRAIMENT VOUS LANCER DANS VOTRE RECHERCHE D’EMPLOI À L’ÉTRANGER ?

Vous avez déjà pris un taxi à Singapour ? Si ce n’est pas le cas, sachez que les chauffeurs ont cette -terrible- habitude, d’appuyer sur l’accélérateur puis de lever leur pied de la pédale, puis d’appuyer à nouveau sur la pédale d’accélération, puis de la relâcher etc… Cela produit un effet saccadé qui donne la nausée à la plupart des clients.

Cet exemple illustre exactement la situation des femmes qui ont du mal à se lancer vraiment dans leur recherche d’emploi, pendant leur expatriation. 

Elles alternent entre des phases d’accélération puis des phases pendant lesquelles elles se laissent glisser puis elles ré-accélèrent puis se laissent glisser etc… A elles aussi, ça leur donne un peu mal au cœur voire pire… mal à leur confiance en elles.

Si vous vous retrouvez dans cette description, il est probable que quelque chose vous retient de maintenir votre accélération. Cela peut être conscient ou inconscient. 

Dans cet article, je vous propose 3 obstacles qui sont peut-être responsable de votre va et vient :

Obstacle #1 :Votre zone de confort

La zone de confort, contrairement à son nom, n’est pas une zone. C’est plutôt un état d’esprit. C’est quand on baigne dans un quotidien d’habitudes, de situations familières,  agréables ou pas, mais surtout connues et prévisibles. Malgré ses imperfections, on se satisfait de notre routine.

Le hic, c’est que la plupart du temps, on ressent quand même, une frustration, une insatisfaction de ne pas vivre/faire des choses à la hauteur de ce qu’on sait être capable de faire.

Notre quotidien est emprunt d’un goût de stagnation accompagné d’une petite voix qui nous dit “Je suis capable de plus !”.

Mais quand vient la question du “faire quoi ?” et/ou du “comment faire”, un calcul immédiat se fait dans notre tête entre le coût et l’avantage d’agir :

– Notre zone de confort, elle prône la stratégie du moindre effort. 

– Nos tripes – là où se situent nos réels désirs et ambitions – ont besoin d’actions pour se concrétiser. 

C’est cette lutte qui est au cœur de votre recherche d’emploi. Votre zone de confort vous donne une illusion de bonheur qui anesthésie vos vrais besoins. 

 

Obstacle #2 : Vos peurs

Peur de ne pas savoir comment s’y prendre, peur d’échouer, peur de réussir, peur de se montrer, peur de devoir se vendre, peur de déséquilibrer l’équilibre/l’organisation familiale, peur d’avoir des déplacements, peur de passer sa journée assise devant un ordinateur… je pourrais facilement continuer la liste 😉

Toutes ces peurs sont légitimes. Elles n’ont rien de ridicules.

Cependant, elles peuvent être celles qui vous empêchent de vraiment vous lancer, car chaque initiative pour décrocher un poste, appuie en même temps, sur un point douloureux.

Sachez que chaque cliente que j’ai accompagnée avait une ou plusieurs de ces peurs. Et pourtant elles sont en poste aujourd’hui. 

Voici ce que j’ai dit à chacune d’elles : “La peur va faire partie de notre aventure. Je n’ai pas de recette magique pour la/les faire disparaître. Au fur et à mesure de notre chemin ensemble, tu vas naturellement abandonner certaines peurs car tu vas acquérir de nouvelles croyances/perspectives à la place. Mais les peurs que tu vas garder, on va composer avec et s’assurer qu’elles ne sont pas au poste de pilotage. C’est ton projet qui tient le volant, tes peurs s’assoient à l’arrière”. 

Obstacle #3 : Le calendrier scolaire

Les semaines passent vite entre 2 périodes de vacances scolaires.

Je ne serai pas surprise que vous soyez actives dès la fin des vacances, mais que le rythme de vos initiatives ralentisse au fur et à mesure que les prochaines vacances se rapprochent.

Le calendrier scolaire saccade complètement vos actions car les vacances vont impliquer que vous soyez disponible pour vos enfants.

Et là se pose une question essentielle : n’y a-t-il pas une autre organisation possible ?

Quand on cherche du travail, il faut dès le début, faire de la place pour son futur poste. Cela signifie anticiper une organisation pour les sorties d’école des enfants et les vacances scolaires.

Parce que si vous attendez d’avoir trouvé un poste pour trouver des solutions à ces questions, cela va en fait saboter votre réussite par crainte, consciente ou inconsciente,  qu’une opportunité se concrétise trop vite alors que vous ne serez pas prête.

A travers la description de ces obstacles, il est clair que réussir sa recherche d’emploi implique des leviers qui ne se limitent pas au CV. 

Ce n’est pas votre CV qui cherche du travail, c’est VOUS. Vous, avec toutes vos casquettes, avec toute votre complexité de besoins, ambitions, peurs. Et c’est OK. L’essentiel est d’unifier tout cela dans un objectif professionnel sur-mesure.

Retour en France : Comment surmonter vos déceptions ?

Aaah le retour en France, voilà bien un sujet qui soulève les passions. Les témoignages sur les réseaux sociaux révèlent que la France, les Français en général, les recruteurs français en particulier, sont pour beaucoup d’anciens expatriés une source de très grande déception.

Au risque de déplaire, voici ma question : Et si cela venait un peu de nous ?

 

Déception #1  : “les Français ont l’esprit fermé parce qu’ils ne sont pas vraiment intéressés par mon expérience à l’étranger”

Que ce soit en France, ou à l’étranger, pour créer une relation avec les autres, ce n’est pas sa différence qu’il faut brandir . On crée du lien sur nos points communs car ils agissent comme des ponts entre nous.

Attention, car dans cette posture, vous êtes en train de réduire vos sujets de conversation mais surtout de connexion.

Votre expatriation ne vous définit pas. Elle est une partie de vous, de votre vie et bien sûr, elle influence votre façon de penser et d’agir. Mais beaucoup d’autres choses font partie de vous. Votre goût pour la course à pied, pour le développement personnel, pour les loisirs créatifs… Ce sont autant de sujets dont vous pouvez vous servir pour connecter avec les autres. Et c’est une fois que la connexion est faite, qu’il y’aura alors un espace et une curiosité à vous faire parler de votre vie à l’étranger; car vous aurez su donner l’envie de mieux vous connaitre.

Déception #2 : “Côté boulot, les recruteurs veulent des profils au parcours linéaire et ne valorisent pas l’experience à l’étranger”.

A chaque fois que je lis ce type de commentaires sur les réseaux sociaux, je me pose cette question : Ces anciens expat ont-ils validé que les entreprises qu’ils ciblent recherchent un profil avec des savoir-faires liés à l’international ou bien sont-ils en train de faire du passage en force avec leur expérience internationale ?

Autrement dit, sont-ils en train de chercher à vendre à quelqu’un un plat aux saveurs exotiques alors qu’il a faim d’une raclette ?

En matière de recrutement, ne confondez pas “se démarquer des autres candidats” avec “se démarquer des besoins de l’entreprise”.

La clé, pour tirer profit de votre expérience professionnelle à l’étranger, est de déterminer ce que vous voulez vraiment mettre en avant auprès des recruteurs français : votre expertise “technique” ou votre expertise internationale ?

En fonction de votre choix, vos postes et entreprises cibles, votre CV, votre discours seront différents. Ajustés aux besoins concrets de l’entreprise,  ils seront plus efficaces et impactants !

Et si vous me dites, “les 2 mon capitaine”, alors votre CV sera encore différents et les entreprises ciblées aussi.

Mon point de vue : La réussite de votre retour (comme votre expatriation) dépend pour beaucoup de votre ETAT D’ESPRIT.

Au travers de mes deux expatriations – Singapour et Etats-Unis -j’ai été exposée à des formations professionnelles réservées aux citoyens ou résidents permanents, à des règles administratives pas très claires, avec parfois des longs délais de traitements, des refus pour des motifs ridicules, des agents gouvernementaux/douaniers pas très sympathiques.

Et finalement, ces désagréments, ressemblent a ce qu’on peut vivre une fois en France.

Mais la différence majeure est dans notre état d’esprit : quand on vit dans un pays étranger, on n’est pas chez nous donc on se plie aux règles, avec plus de flexibilité, parce qu’on se sait “invité” dans le pays.

Une fois en France, on peut avoir tendance à dégainer notre indignation au quart de tour, car on est chez nous. Notre niveau d’exigence (voire de revendications) augmente.  La posture est complement différente et cela nous joue des tours en terme d’état d’esprit. On n’est pas dans le lâcher-prise. On est dans l’agacement, la colère… et finalement dans le repli et le rejet.

La France aura un défaut dont elle ne pourra jamais se défaire : On la connait déjà. Elle n’a pas le charme de la langue, de la culture et de la terre inconnue à découvrir.

C’est peut-être cela le plus grosse déception, lors de notre retour :  ne plus utiliser notre muscle d’adaption à la nouveauté, ce muscle qui nous a demandé tant d’effort, tant de résilience; qui nous a tant fait grandir. Plongés dans un environnement connu, notre muscle s’ennuie et rêve de grandes découvertes.

Mais, chers expatriés, n’est ce pas un challenge pour lequel on est équipé ?  Notre agilité à nous adapter est tout ce dont on a besoin pour transformer un retour en une aventure inédite !

5 habitudes très répandues, qui gâchent votre CV à coup sûr

Resume / CVLe CV c’est comme votre vitrine. il est normal de chercher à donner la meilleure image possible. Cependant, guidée par ce désir de plaire et sûrement influencée par la multitude de conseils –contradictoires- donnés sur le web, il se peut que vous ayez inclus dans votre CV des informations qui n’ont pas l’efficacité que vous espériez, voire qui gâchent votre CV. Je vous en partage 5 exemples.


1.Un chapelet de qualités, de savoir-être

« Think outside of the box », « results-driven », « team player », « hard worker », « strategic thinker », « detail-oriented », « organized », voici des exemples de mots et expressions qui ne disent rien de vous, parce qu’ils sont tellement utilisés qu’ils en deviennent transparents. Ce qui est vraiment dommage c’est qu’ils prennent une précieuse place sur votre CV : généralement, en haut de votre première page, qui est un emplacement stratégique.

Mon conseil ? Remplacez ces mots par du concret, comme des verbes d’actions, des chiffres qui ont beaucoup plus de relief et donc d’impact sur le lecteur de votre CV.

2. Les langues étrangères que vous ne maîtrisez pas bien

Dit autrement, les langues que vous parlez mal… Personne ne recrute quelqu’un qui baragouine une langue. Soit le poste requiert que vous puissiez travailler dans cette langue ou bien il ne le requiert pas. Mais pour sûr, aucun poste ne requiert quelqu’un qui a quelques notions ou des restes datant du lycée.

Mon conseil ? Ne laissez sur votre CV, que les langues que vous maîtrisez suffisamment pour travailler. Pas besoin d’être bilingue. Si vous manquez de vocabulaire ou de fluidité pour l’instant, ce n’est pas gênant car vous progressez très rapidement une fois dans le poste. L’important est de savoir exprimer vos idées et comprendre avec vos interlocuteurs.

3.Une photo de vous, découpée

Je sais. Sur les photos professionnelles, on n’est pas aussi jolie que sur les photos prises en vacances ou en famille. Mais faire un découpage d’une photo personnelle pour la mettre sur votre CV, va décrédibiliser tout le professionnalisme que vous allez décrire ensuite dans votre CV. Et si vous avez choisi de ne pas suivre mon conseil précédent et que vous vous êtes décrits, comme « detail-oriented », on n’y croit plus du tout, parole d’ex-recruteuse.

Mon conseil ? Vous ne souhaitez pas investir dans des photos prises par un professionnel, pas de problème ! Vous pouvez simplement vous faire photographier dans une tenue vestimentaire professionnelle avec un fond uniforme/neutre derrière vous.

4.Un « Summary » à la troisième personne

Lorsque vous rencontrez quelqu’un pour la première fois et que vous lui demandez ce qu’il/elle fait dans la vie, vous vous attendez à ce que la personne comme  par « Je… ». Pour votre CV, c’est pareil. Il est beaucoup plus naturel que vous utilisiez la première personne pour parler de vous. Utilisez la troisième personne avec une formule telle que « Christine est spécialisée dans… Après 5 ans, elle a décidé …», sonne un peu bizarrement…

Mon conseil ? Ce qui est valable pour les biographies des dirigeants d’entreprise (écrits par un service « Communication »), ne l’est pas pour vous qui êtes forcément l’auteure de votre CV. Visez la simplicité qui sera beaucoup plus efficace.

5.Mettre un objectif de carrière

Si je suis la première à vous encourager à définir un objectif de poste clair, vous ne devez pas l’écrire comme tel, dans votre CV.

Sans vouloir faire de cynisme, l’objectif de l’entreprise n’est pas de satisfaire vos objectifs de carrière. Sa priorité est de trouver des salariés qui vont lui apporter les compétences dont elle a besoin. C’est à vous de vous assurer qu’en mettant en oeuvre ces compétences, vous servez votre objectif de carrière.

Mon conseil ? Dans votre CV, votre objectif de poste doit correspondre au titre du poste que vous mettez au sommet de votre document. Le reste de votre CV va ensuite servir à montrer que vous êtes parfaitement compétente pour ce poste.

Comment survivre à ses vacances en France quand on cherche du travail

“Alors ta recherche ça avance ?”. Cette question, on la redoute, voire elle nous énerve quand on cherche du travail. Surtout si cela fait plusieurs mois qu’on est en recherche active. Déjà valable quand on cherche du travail en France, c’est pire quand on cherche du travail à l’étranger et qu’on rentre en France pour des vacances. Parce que notre objectif c’est aussi de prendre des vacances loin de notre recherche et qu’on aura donc pas vraiment envie d’en parler.

Voici 3 conseils pour vous aider à gérer cette situation :


#1 – Faites le point sur votre recherche

Si vous redoutez les questions à propos de votre recherche, le mieux est d’abord que vous, vous posiez un regard apaisé dessus. Les choses n’ont pas fonctionné comme vous le souhaitez ? Je ne suis pas surprise. On ne vous a probablement pas appris à chercher du travail. Et encore moins pour une recherche à l’étranger. Vous vous êtes lancée comme vous le sentiez, donc à présent, analysez ce qui a bien marché, et ce qui n’a pas vraiment fonctionné. En identifiant les stratégies qui ont été efficaces et celles que vous devrez réajuster, il vous sera plus facile d’expliquer à vos amis/famille curieux d’en savoir plus sur votre recherche, où vous en êtes.

#2 – Souriez, on veut vous aider

Personnellement, le conseil que j’ai le plus entendu a été : “Il te faut contacter les boites françaises” (ah tiens je n’y avais pas pensé…). Dans un autre registre, j’ai aussi eu “Fais un bébé plutôt ! Et parfois même :” En France, la situation économique est catastrophique, si tu étais ici, ce serait pire !”. Même si les conseils ne sont pas adaptés à votre situation ou sont donnés de façon maladroite, retenez que les personnes ont envie de vous voir réussir et de vous y aider à leur niveau. Donc mon conseil est de ne pas chercher à expliquer la complexité de votre situation.  Vous risquez de replonger immédiatement dans votre recherche alors que vous vouliez une coupure. Prenez les conseils comme ils viennent. Vous ferez le tri à tête reposée.

#3 – Et parfois, des pépites émergent…

Retrouvez la suite de l’article : https://lepetitjournal.com/expat-emploi/coaching/comment-survivre-ses-vacances-en-france-quand-cherche-du-travail-235830

Quand je suis contactée par des femmes qui me demandent de l’aide pour améliorer leur CV, je leur explique que pour cela, nous allons d’abord, travailler sur le positionnement. Si cette approche peut surprendre, elle vient du fait que ce n’est pas votre CV qui cherche du travail. C’est vous. Je m’explique :


 

 

#1 : L’erreur que 90% des personnes font avec leur CV

On ne décrit pas une expérience professionnelle telle qu’on l’a vécue. On la décrit en fonction de là où on veut aller.

Si vous ne donnez pas de cap à votre CV, alors chaque expérience décrit une variété de missions. L’ensemble devient comme cacophonique. On ne saisit pas votre message, vous parlez de trop de choses en même temps. Votre CV n’est pas du tout efficace.

#2 : Les techniques de rédaction de CV ne font pas tout !

Votre CV n’est pas le récapitulatif de votre parcours professionnel. Il ne suffit pas de juxtaposer vos expériences professionnelles en utilisant des techniques de rédaction de CV, pour que les recruteurs soient séduits par votre CV.

Votre CV est le document qui vous sert à expliquer brièvement à l’écrit pourquoi vous êtes qualifiée pour le poste auquel vous postulez. Il doit donc mettre en avant un fil rouge, une cohérence et surtout rassurer sur votre maîtrise du sujet.

#3 : Ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement.

Quand vous avez travaillé sur votre positionnement, vous vous êtes déjà distinguée de 90% des candidats en entretien qui craignent les questions (même les plus basiques) des recruteurs. Quand vous êtes claire sur votre projet, vous ne redoutez aucune question en entretien.Vous n’avez aucun angle mort. Votre discours est précis et impactant et se distingue naturellement des autres candidats.

#4 : La peur est mauvaise conseillère

Le frein exprimé le plus souvent quand je parle de définir son positionnement est : “Mais je ne veux pas me priver d’opportunités”. Moi non plus, je ne veux pas que vous vous priviez d’opportunités ! Mais à force de vouloir plaire à tout le monde, vous diluez complètement vos savoirs-faires. Il est alors difficile de savoir ce que vous pouvez concrètement apporter à une entreprise. Et finalement VOUS vous privez vous-mêmes des opportunités qui vous correspondraient bien et qui en plus vous permettraient d’être naturellement à votre meilleur…

Ça serait dommage, n’est ce pas ?

Comment éviter le burn-out pendant votre recherche d’emploi à l’étranger

Comment éviter le burn-out pendant votre recherche d'emploi à l'étranger“Mon challenge c’est de trouver un équilibre entre tout ce que je dois faire. M’occuper de ma maison, de mes enfants, prendre du temps avec mon mari, prendre soin de moi et mener ma recherche d’emploi. Clairement ma recherche d’emploi me draine et je n’arrive pas à tout gérer”. Voilà ce que me disait une cliente, lors d’une séance.

Pendant ma recherche d’emploi à Singapour, je me souviens avoir dit à mon mari qui me demandait ce que je voulais faire pendant le week-end : “Chéri, je prends des initiatives toute la semaine pour ma recherche, donc le week-end, rupture de stock, je suis le mouvement !”.

La recherche d’emploi c’est une période intense et exigeante psychologiquement. Quand en plus, c’est dans une langue étrangère et dans un pays étranger, ça requiert une sacrée dose d’énergie et d’endurance.

Alors comment éviter l’épuisement voire l’abandon ? Voici  3 éléments pour vous aider :


#1 – Instituez une semaine idéale

Votre objectif, mettre sur papier tout ce que vous avez besoin de faire dans la semaine. Bloquer des plages de temps pour votre recherche, pour vous occuper de votre maison, les temps dédiés aux enfants…

PLUS les temps de repos que vous vous accordez. Oui, oui, vous bloquez aussi 1 h ou 2h ou 1 déjeuner, une après-midi, une soirée, enfin ce qui vous va le mieux, pour faire quelque chose qui vous fait plaisir. Et oui, ne rien faire est aussi une parfaite occupation pendant un “Me-time”.

Vous accorder du repos, c’est mettre sur pause tous les “Je dois” et relâcher la pression. C’est le meilleur moyen de poursuivre vos efforts dans la durée.

#2 – Sachez poser votre casquette de “Je cherche du travail”

La recherche d’emploi malheureusement parfois, ça peut tourner un peu à l’obsession. J’ai des clientes qui me disent qu’elles scrutent tous les sites d’annonces et envoient des candidatures jour ET nuit.

Une fois qu’on travaille ensemble, je leur interdis de faire ça car ce comportement extrême témoigne que cette recherche d’emploi devient dévorante. Recul, lucidité, stratégie ont disparu donc STOP.

Si c’est également votre cas, prenez des vacances de votre recherche d’emploi ! Ne prenez plus aucune initiative pour votre recherche (sauf si une opportunité vous ait offerte sur un plateau bien sûr !) pendant plusieurs jours, pour prendre un peu de recul et retrouver une fraîcheur psychologique.

#3- Privilégier la qualité à la quantité

Savez-vous qu’en moyenne, sur 100 personnes qui cherchent du travail, 4 seulement décrocheront un poste suite à une candidature à une annonce. Donc même si l’envoi de masse de candidatures rassure, ça prend aussi beaucoup de temps avec pas forcément beaucoup de résultat à la clé. Votre CV va se retrouver au milieu de dizaines voire parfois, centaines autres candidatures. Je vous encourage donc à candidater à des annonces qui vous font dire en les lisant : “Waouh mais c’est exactement mon profil qu’ils recherchent !!!” .

En limitant et peaufinant vos candidatures à ce type d’annonces, elles peuvent vraiment sortir du lot. Alors qu’en envoyant des dizaines de candidatures à des postes qui vous correspondent plus ou moins, vous risquez d’avoir peu voire pas du tout de réponses et cela peut vraiment nuire à votre moral quand vous réaliserez le temps et l’énergie dépensés.

Pour le networking, c’est pareil. N’allez pas à tous les événements de networking/déjeuners/petits-déjeuners que vous voyez passer. Ces rencontres demandent beaucoup d’énergie et nous sortent généralement de notre zone de confort. En les multipliant, vous risquez de vous épuiser et de vous dégoûter de ce type de rencontres. Ce qui serait dommage comme le réseau est un levier de succès très efficace.

#4 – Offrez vous des récompenses pour vos efforts

Je crois que ce que j’ai le plus détesté dans ma recherche d’emploi, c’était de devoir appeler des personnes au telephone. Je n’étais pas du tout bilingue, donc c’était toujours une épreuve. Devoir passer un seul appel pouvait me gâcher toute la journée !! Ma parade a été d’associer une récompense à chaque “épreuve”. Par exemple : “Après cet appel, je vais au Starbucks et je prends un goûter là-bas” ou “Après cet appel, je me regarde un épisode”… Ca n’a pas rendu les appels moins inconfortables, mais ca m’a rendu plus efficace !

Retenez qu’il y’a un poste qui vous attend dans une entreprise qui a besoin  de vos savoir-faires. Prenez soin de vos forces et n’abandonnez pas la course, la ligne d’arrivée n’est plus très loin !!

Recherche d’emploi en expatriation : Faut il accepter un poste “bof”

Quand j’ai cherché du travail pendant mon expatriation, ma priorité était de travailler. Tant pis si ce n’était pas le poste de mes rêves. Mais lorsqu’on m’a proposé un poste qui ne me faisait pas du tout envie – en terme de missions et de salaire- je me suis retrouvée dans un vrai dilemme : accepter ce poste en sachant que j’irai tous les jours à reculons ou bien dire “Merci mais non merci” parce qu’en fait j’aspirais à mieux.

 Je ne pense pas qu’il existe une réponse standard à cette question. Dans certains cas, accepter un poste « bof » est une bonne stratégie, parfois ça ne l’est pas.

Je vous partage 3 angles de réflexion pour si vous aussi, vous faites face à ce même questionnement :


#1 : Est-ce un poste « marchepied » ?

J’entends par là : en acceptant ce poste, pourrez-vous accéder à un poste qui vous fait envie, dans quelques mois ?

Si oui, il y’a là quelque chose d’intéressant à prendre en compte. Cette opportunité peut représenter un investissement nécessaire, qui va vous coûter d’abord avant de porter ses fruits. Il est alors important de définir dès la prise de poste, la stratégie qui va vous permettre de « jumper » sur l’opportunité que vous visez. Ne sous-estimez pas le poids du quotidien professionnel qui peut vous faire complètement perdre de vue votre objectif à moyen terme. Fixez-vous un plan de route pour vraiment faire de ce poste un marche-pied.

#2 : Qu’est-ce qui vous motive à accepter : Vos principes ? La peur de ne pas trouver autre chose ?

Si tel est le cas, je dis prudence ! Quand nos décisions sont prises sur la base de suivre un principe («on ne refuse pas un poste quand on ne travaille pas») d’un rejet (« j’en ai marre de chercher du travail ») ou sur la peur (« et si je ne retrouve pas de poste ou un poste qui soit mieux »), la décision manque de bases saines.

Du coup, comme le poste est « bof », et que vos motivations pour l’accepter n’étaient pas basées sur des critères positifs, cette opportunité va manquer totalement de sens.

Le risque est que, passées les premières semaines de satisfaction de ne plus avoir peur/ de ne plus subir la situation que vous fuyiez/de respecter vos principes,  la réalité du poste va se faire sentir sans filtre. Et la question : « Mais qu’est-ce que je fais là ? »  va surgir….

Ne pas vous sentir à votre place professionnellement peut vraiment entacher votre confiance. Vous évolue dans un contexte qui ne vous permet ni de déployer vos savoirs-faire ni d’aiguiser vos compétences. Vous êtes plutôt en sur-ajustement et vous vous retrouvez déconnectée de votre expertise.

#3 : Est-ce que ce poste résout une problématique économique urgente ?

J’entends par là : est-ce que vous avez immédiatement besoin de ce salaire pour vivre ? Si oui, accepter un poste même « bof » peut enlever un lot d’angoisses, et donner un vrai sens à ce poste.

Ou bien, ce salaire serait appréciable, mais la sécurité économique de votre famille n’est pas en danger, si vous ne gagnez pas immédiatement ce salaire ?

Si tel est votre cas et que vous vous dites que ce poste va surtout vous permettre d’avoir une expérience locale que vous pourrez facilement revendre, je dis… «Minute Papillon» !

Une expérience qui tire sa valeur que d’etre locale peut s’avérer difficile à «vendre». Le contraste avec le contenu de votre/vos expérience(s) précédente(s) peut embrouiller les recruteurs sur votre positionnement professionnel. Une expérience « bof »  locale, sera davantage perçue comme « bof » plutôt que locale.

De plus, retenez qu’après une journée de 8h au boulot/une semaine de 40 heures, on manque souvent de «fraîcheur”. Energie et motivation peuvent vous manquer pour envoyer des CV et lettres de motivation…