Keyboard Illustration with CV wording

Faire/Refaire son CV peut s’apparenter pour beaucoup, à un interminable chantier ! S’il n’est pas rare que le “gros-oeuvre” soit rapidement accompli, c’est le temps des retouches qui a tendance, lui, à s’éterniser. Changement d’un verbe par ici, ajout d’un mot par là, édition de la mise en page,  sont autant de symptômes de la… “retouche-îte” ou syndrome de la retouche incessante de votre CV !

Si cela dure depuis plusieurs semaines et que vous attendez d’avoir réalisé sa version “parfaite” pour avancer, voici 2 questions que vous devriez immédiatement vous poser :

  1. Avez-vous peur de vous lancer pour de vrai, dans votre recherche d’emploi ?

    Multiplier les retouches  peut être une façon détournée de… gagner du temps.Vous retardez le moment où vous devrez prendre des initiatives qui vous confronteront pour de vrai, avec votre marché du travail.

    Tant que votre CV n’est pas prêt, il est normal de ne pas aller plus loin, n’est-ce pas ? Un raisonnement compréhensible par votre entourage qui du coup, ne vous questionne peut-être pas trop sur vos avancées…Pas de jugement ici, j’ai été dans la même situation !

    Donc si vous vous reconnaissez dans cette description, faites une pause. Prenez le temps d’identifier ce qui vous effraie quand vous pensez à l’étape et/ou aux étapes suivantes. Les peurs qui vous freinent peuvent être nombreuses et parfois paradoxales. Voici les plus répandues : peur d’être appelée pour un entretien / peur de ne pas être appelée, peur de devoir parler de vous, peur de vous exprimer dans une langue étrangère, peur d’échouer/peur de réussir…

    Nommer votre peur vous permettra de lui faire desserrer son emprise sur vous (oui oui je vous assure!) et de penser à des solutions (prendre des cours de langues, vous faire accompagner…).

  2. Savez-vous précisément quel poste vous voulez trouver ?

La retouche incessante peut aussi venir du fait que vous cherchez à couvrir un champ assez large de postes possibles. Vous vous appliquez alors à décrire avec toujours plus de détails, ce que vous avez réalisé dans vos expériences précédentes. Vous voulez montrer à votre futur employeur l’étendue de ce que vous pourrez faire pour lui. Sauf qu’en procédant ainsi, vous êtes en train de noyer votre lecteur !!

Arrêtez de vouloir couvrir plusieurs postes en même temps avec le même CV et déterminez quel poste vous visez vraiment ! Tout va alors devenir plus facile. Vous allez pouvoir analyser concrètement votre marché, ses spécificités et inclure, mots et tournures clés, dans votre CV.

J’entends déjà vos objections: “Mais si je me limite sur un poste, je vais me priver d’opportunités alors que je suis pressée de travailler”. Je comprends très bien votre impatience !! Mais en voulant couvrir un maximum de postes, vous êtes en train de vous faire perdre du temps.

– Vous diluez votre expertise dans un CV-catalogue. Cela nuit à votre succès parce que les recruteurs ne vont pas y voir clair dans votre profil.

– Retoucher encore et encore votre CV ne vous fait pas avancer.

Mon conseil : Cessez votre tête-à-tête avec votre CV, cessez les retouches ! Ce dont vous avez le plus besoin pour réussir votre recherche, c’est de rencontrer de nouvelles personnes, et plus particulièrement des professionnels de votre secteur.

Votre CV est un outil, un moyen…pas une fin en soi !

3 erreurs à éviter quand vous rencontrez l'association française localeL’association française locale est un point de repères quand on arrive dans notre nouvelle vi(ll)e. Le rendez-vous incontournable qui se profile à cette période de l’année, c’est le Café d’accueil de la rentrée ! Alors généralement, même si on ne sait pas trop à quoi à s’attendre, on y va gaiement, en se disant qu’entre Françaises (oui, il y’aura 95% de femmes), cette rencontre va représenter enfin, quelque chose de… facile : pas de difficulté pour comprendre ou se faire comprendre, nous serons en terrain connu et cela nous fera du bien !

Cependant, nombreuses sont les femmes qui me partagent à quel point elles sont reparties déçues voire décontenancées par cette immersion dans la communauté française locale via l’association française. Et que depuis, elles s’en tiennent à distance…

C’est ce que j’ai fait aussi avant de réaliser que j’avais commis 3 erreurs lors de ces rencontres. Je vous les partage ainsi que 3 conseils pour tirer un maximum de bénéfices de ces rendez-vous.

1.Étiqueter les personnes avec qui vous n’avez rien ou très peu en commun

“Tu as rencontré beaucoup de femmes comme toi ? Des femmes d’expat’ tu veux dire ? Oui oui j’en ai rencontré pleins, mais pas des comme moi …”

L’association française sert de point de repère à la communauté française locale et plus particulièrement aux conjoints “suiveurs”. Vous allez donc rencontrer là-bas une variété de profils : des femmes qui vivent leur première, leur 3e, leur 5e expatriation, qui viennent d’arriver ou qui sont là depuis 4 ans, qui ont des enfants… ou pas, qui vont chercher du travail… ou pas, qui apprécient la vie sur place… ou pas, qui ont déjà des amies dans l’assemblée…ou pas.

Cette variété de profils peut être déroutante et vous plonger dans des conversations avec des personnes avec qui vous n’avez pas vraiment de points communs (hormis celui d’être une femme française). C’est à ce moment là, que la tentation peut être forte de tirer des conclusions (hâtives), à la fois sur la communauté française locale et sur ces femmes avec qui vous pouvez ressentir un vrai décalage.

Mon conseil : Ne jugez pas trop durement et trop hâtivement les personnes que vous rencontrez dans ce genre de rendez-vous. Beaucoup des personnes présentes ne sont pas plus à l’aise que vous dans cet exercice. Les sujets qui occupent les conversations ne sont pas forcément ceux qui occupent vraiment la vie des personnes qui en parlent… Voyez plus loin ! Multipliez les opportunités de revoir les personnes afin d’atteindre un niveau d’échange plus “réel” et cerner avec qui vous vous sentez connectée… ou pas !

2. Ne pas avoir d’objectif précis

“Alors c’était comment ? Bof ! Ah oui pourquoi ? Je ne m’y suis pas retrouvée… Tu t’attendais à quoi ? Ben je sais pas en fait…”

Trop souvent les nouvelles arrivantes sont dans l’attente que cette rencontre les aident dans leur intégration, que les personnes/les informations intéressantes viennent naturellement vers elles. Et si cela ne s’est pas produit, elles repartent déçues et jugent alors ces rencontres inutiles.

C’est pour cela que je vous recommande fortement de définir d’abord : “pourquoi” et “pour quoi” vous vous rendez à cette rencontre.

Cela peut vous sembler superflu pour une événement informel comme un café-rencontre, mais au contraire ! Si vous ne voulez pas justement avoir l’impression de repartir sur votre “faim”, vos objectifs vont vous faire passer d’une posture “passive” à une attitude plus “active”.

Mon conseil : définissez à l’avance quelles sont les informations précises, les recommandations, les contacts que vous aimeriez récolter. C’est de cette façon que vous allez vous créer des échanges qui vont vous être utiles et vous donner le sentiment de progresser dans votre installation/intégration.

Et puis demander des conseils, faire appel à l’expérience des autres, c’est le meilleur moyen de se lier plus rapidement. Vous allez créer une conversation plus concrète et moins “de surface”.

Attention cependant de ne pas tomber dans l’excès de questions ! Vos questions ne doivent pas être une fin en soi. Elles doivent vous servir de points de départ pour avoir des échanges plus intéressants

3. Attendre que les autres vous relancent

“Ok on reste en contact ! ” “Je connais quelqu’un qui travaille dans ton domaine, je te tiens au courant”

Ces phrases vous allez sûrement les entendre. Si elles semblent prometteuses, à vous de faire en sorte qu’elles se concrétisent. Idéalement, vous avez échangé vos cartes de visite avec les personnes  avec qui vous voulez rester en contact.(Quoi, une carte de visite, alors que je ne travaille pas ?? Suivez ce lien, je vous dis tout à propos de la carte de visite).

Si ce n’est pas le cas, arrangez-vous pour donner vos coordonnées – téléphone et/email –  et repartir avec les leur.

Mon conseil : Prenez des initiatives ! Proposez dans un premier temps, de prendre un café pour mieux faire connaissance. Ne partez pas de l’idée que parce que les personnes ont vos coordonnées, elles vont forcément vous recontacter.

L’objectif est aussi de vous amener à vous créer des relations plus authentiques. Retenez qu’il est toujours plus facile d’aider quelqu’un que l’on connait un peu et que l’on apprécie, que quelqu’un rencontré uniquement quelques minutes.

Et puis, n’oubliez pas un des principes d’un réseau (le réseau, quesako ? Suivez ce lien, je vous y parle du réseau) : “savoir donner pour recevoir”. Si dans vos conversations, vous avez remarqué que vous aviez une information/un contact qui pourrait aider quelqu’un, n’hésitez pas à partager. Les personnes seront alors encore plus enclines à se souvenir de vous et donc  à avoir envie de vous aider, à leur tour !

Prête pour votre rendez-vous de la rentrée avec votre association française ?

Quand nous vivons à l’étranger, on découvre que nous avons des habitudes, des réflexes, qui sont en fait, typiquement français. On découvre que ce qui est tellement évident, commun, naturel pour nous peut, ne pas du tout l’être, ailleurs. C’est d’une certaine façon en vivant à l’étranger, que j’ai commencé à prendre conscience de ma culture française. Je me suis alors rendue compte que je cherchais du travail “à la française” et que cela me desservait parce que je me retrouvais en décalage avec les habitudes locales.

Voici donc 3 exemples d’attitudes “françaises” que vous devriez vous aussi, éviter pendant votre recherche d’emploi à l’étranger :


 Réflexe #1 : Sur-estimer l’importance de votre diplôme

Guillaume Rastouil recruteur à Singapour : « HEC, ESSEC, Central ou Polytechnique…sortir des grandes écoles françaises ne signifie pas grand-chose ici et n’a pas du tout le même impact qu’en France » (lire l’interview complète de Guillaume ICI)

Marion Gourvest, recruteuse française à Vancouver : « Certains Français, ayant un diplôme d’une école de bonne réputation en France, pensent que les Canadiens les attendent sur un tapis rouge. Ils pensent que grâce à leur diplôme, ils pourront décrocher un job intéressant et bien payé… La réalité ici est que le recrutement est basé sur d’abord, sur l’expérience professionnelle, puis la personnalité et la capacité à s’intégrer dans l’équipe et dans l’entreprise et enfin le diplôme. Le diplôme est l’un des derniers critères de recrutement ». (lire l’interview complète de Marion  ICI)

Deux recruteurs basés dans deux pays différents, situés sur 2 continents différents et pourtant un même constat. Les Français surestiment l’impact qu’aura leur diplôme sur les recruteurs et professionnels RH locaux.

Et cela se vérifient aussi, lorsque je rencontre des femmes françaises lors d’ateliers. Lorsqu’elles se présentent, c’est généralement la première information qu’elle partage : « Bonjour, alors… diplômée de …., j’ai travaillé chez…. ».

Est-ce que cela signifie que votre diplôme n’a aucune valeur ? Non bien sûr ! Mais je dirais qu’il tire sa valeur surtout de son niveau. Si votre diplôme est de niveau Master, il peut être un atout lorsque l’entreprise rémunère selon des grilles de rémunérations incluant les niveaux de formation. Il peut également être un atout non négligeable pour obtenir un visa de travail…

Conclusion, votre diplôme a de la valeur, mais pas forcément là où vous l’imaginiez au début.

Réflexe #2  : Envisager d’obtenir un diplôme local pour augmenter vos chances de succès

C’est un réflexe fréquent de la part des femmes que je rencontre. Il est pour moi, le reflet de ce que je viens d’évoquer plus haut : vouloir obtenir un diplôme local comme un antidote à une recherche qui s’annoncerait laborieuse sans ce précieux sésame.

Est-ce que cela signifie qu’il ne sert à rien de se former localement ?

Pas du tout ! Bien au contraire, et je vous dis cela par expérience. Se former est une excellente approche qui est différente que de vouloir avoir un diplôme.

En pratique, je vous recommande de rechercher des formations courtes, spécialisées dans un savoir-faire, une expertise particulière, qui vous permettront d’acquérir des connaissances adaptées à votre environnement local.

Personnellement, c’est ce que j’ai fait : Deux courtes formations, sur le droit du travail local et les systèmes de rémunérations locaux. Investissement en temps et en argent limités mais à la sortie, des connaissances et une initiative qui ont montré que j’étais effectivement déterminée à pratiquer mon métier, la gestion des ressources humaines selon les règles locales en vigueur.

Réflexe #3  : Assimiler « développer votre réseau » à «demander du piston»

«Ça me gêne de contacter des personnes pour leur demander du piston», «Je contacte des Français sur place, qui travaillent dans des sociétés qui m’intéressent pour leur demander s’il y a des postes disponibles dans leur entreprise et si oui, leur demander de faire passer mon CV ».

Ces phrases vous semblent familières ? Pour moi, elles le sont car je les entends très fréquemment de la part des femmes que je rencontre en séance gratuite ou en atelier.

Le problème est qu’elles sont la représentation d’une vision complètement erronée de ce que signifie développer son réseau.

Développer son réseau, ce n’est pas demander une faveur, voire pire, du piston à quelqu’un que vous ne connaissez pas. Développer votre réseau,  c’est développer des liens de qualité avec des professionnels de votre secteurs d’activité. C’est s’intéresser aux personnes, à leurs expériences locales et recueillir leurs avis et conseils.

S’ils souhaitent voir ou faire passer votre CV, c’est du bonus !

Vous pensez peut-être que cette démarche est hypocrite  et vous vous dites «  à quoi bon rencontrer des personnes s’il n’y a pas de poste derrière ? ».

Je vous répondrai simplement : Il n’y a pas de poste aujourd’hui, il y en aura peut-être un, demain. Mais comme vous vous êtes limitée à «tout de suite maintenant» et bien… vous n’aurez pas l’information à propos du poste de demain. Ou peut-être que si, quand l’offre sera publiée, faute d’avoir eu des candidats via le réseau des employées et que des dizaines voire des centaines de candidats candidateront en même temps que vous…

Alors prête à mettre de côté un petit bout de votre culture française ? 🙂


confessional-780028_640Passer des entretiens nous fait toujours sentir comme si nous allions passer un examen, alors que paradoxalement le sujet nous est, plus que familier, puisque nous allons devoir parler… de nous. 

Parler de nous, en nous montrant sous notre meilleur jour et sans mentir. Ce “sans mentir” est souvent trop pris au pied de la lettre, et voilà que de nombreux candidats avouent, confessent leurs défauts, leurs “ratés”,  sans le moindre filtre. Quand je faisais du recrutement, un(e) candidat(e) qui commençait sa phrase par « Je vais être honnête avec vous » allait à coup sûr, me partager quelque chose qu’il/elle aurait du garder pour lui/elle !!”

Il y a quelque chose que vous devez garder en tête en ce qui concerne l’honnêteté en entretien de recrutement. Elle est évidemment de mise. Cependant, cela ne signifie que vous deviez absolument tout dire. Vous devez être sélective et notamment lorsqu’il s’agit de parler de vos défauts et de vos qualités.

Vous le savez, la question va faire surface tôt ou tard dans l’entretien donc vous ne pouvez pas improviser !! La seule improvisation possible est celle d’analyser pendant l’entretien, si les défauts et les qualités que vous aviez préparés, sont toujours pertinents ou plutôt, pas incompatibles pour CE poste !

Alors comment préparer cette question ?

#1 – Préparez la liste de vos qualités

Il y a des qualités, des atouts, des points forts que vos managers, vos collègues, vos amis vous ont communiqués. Il y’en a que vous vous attribuez. Voici la méthodologie que je vous propose :
1/ Faites une liste de 10 points forts, toutes provenances confondues.
2/ Ensuite, posez-vous la question : « Est-ce que ce point fort est indispensable pour le poste ?». En testant chaque qualité à ce filtre, vous devez réduire la liste à 5.
3/ Puis pour chaque qualité, vous préparez un exemple concret dans lequel vous avez effectivement mis en œuvre cette qualité.
N’oubliez pas de préparer les exemples, parce qu’énoncer ses forces en disant : « Je suis… et …. et … » va forcément appeler la question : « Pouvez-vous me donner un exemple dans lequel vous avez fait preuve de cette qualité ?  ».
Souvenez-vous que vous êtes en discussion avec des personnes qui ont une aversion pour le risque. Donc toute affirmation doit être corrélée à un fait, une “preuve”.

#2 – Préparez la liste de vos  défauts

Même process ! Pensez à ceux qu’on vous a dit, à ceux que vous vous attribuez et passez le tout à la moulinette de : « Est-ce que c’est compatible avec le poste ». C’est là que l’honnêteté doit être très sélective.
Si vous doutez de la compatibilité, vous n’en parlerez pas pendant l’entretien.
Si ce défaut vous semble compatible, ne vous contentez pas de le dire, sans rien ajouter. Ne restez pas sur un aveu de faiblesse 😉
Je vous invite tout d’abord à ne pas généraliser. Il est probable que vous ne soyez pas toujours “…”. Donc n’hésitez pas à utiliser une formulation comme : « Je peux me montrer… lorsque…. ». Nuancé et contextualisé, un défaut fera tout de suite moins peur.

Alors prête à répondre à la question : “Quelles sont vos qualités ? Quels sont vos défauts ?” 🙂


 

Savez-vous vous présenter ?Cela peut sonner comme une sorte de “performance” de réussir à parler de soi, disons le temps d’un trajet plus ou moins long dans un ascenseur (si on fait référence à l’elevator speech). Cependant, ce n’est pas du tout le but vers lequel je pousse.

Mon objectif avec ces 3 vidéos est de vous aider à délivrer, avec le maximum de simplicité et d’aisance, une présentation à propos de vous-mêmes.

Alors je sais ce que vous vous dites intérieurement : “Je déteste parler de moi”. Mais je crois qu’au fond, ce n’est pas le sujet – vous – dont vous n’aimez pas parler mais c’est plutôt que vous ne savez pas comment faire car vous manquez peut-être un peu de recul sur le sujet 🙂

Cette différence est assez importante, parce qu’elle vous libère de cette croyance limitante, voire handicapante, que vous n’aimez pas parler de vous alors que ce soit face à un recruteur ou face à une personne de votre réseau, il est vraiment indispensable que vous sachiez parler de vous, facilement et avec fluidité.

Je vous invite donc à vous prendre au jeu de cet exercice et d’apprendre à vous présenter en quelques instants. Vous verrez, dans la première vidéo, je vous recommande de ne pas chercher à en dire trop. “Less is more” donc choisissez une présentation sans fioriture. Elle n’en sera que plus efficace !


  1. “Less is more”

Savez-vous vous présenter en moins d'une minute ? 1/3


2. Pratiquez le en toutes circonstances

Savez-vous vous présenter en moins d'une minute ? 2/3


3. Servez-vous en pour continuer une conversation

Savez-vous vous présenter en moins d'une minute ? 3/3

 

3 bonnes raisons d4avoir une carte de visiteLa carte de la visite a été une découverte assez déroutante pour moi, lorsque je suis arrivée à Singapour. C’est simple : locaux, expatriés, Français inclus, me tendaient leur carte de visite (ou “business cards”) à peine quelques instants (voire secondes) après que nous nous soyons présentés l’un(e) à l’autre.

J’ai ensuite compris qu’il s’agissait d’un usage, très répandu, dans de nombreux pays dans le monde qu’il me serait très bénéfique d’adopter.

Je vous partage dans cette série de vidéos,  les avantages d’avoir une carte de visite pendant votre recherche d’emploi à l’étranger.

Retenez que vous pouvez changer de carte de visite tout au long de votre recherche. Le plus important est que vous n’hésitiez pas à la transmettre donc si elle ne vous correspond plus, faites la évoluer avec vous.


  1. Entrez dans la danse

Pourquoi vous devriez avoir une carte de visite 1/3


2. Mémorisez bien les personnes que vous rencontrez, quelles que soient les circonstances et n’hésitez pas ensuite à faire un suivi sur LinkedIn, par exemple 😉

 

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3. Utilisez ce petit bout de carton pour ancrer votre message

 

Pourquoi vous devriez avoir une carte de visite 3/3

Si vous cherchez du travail, une business card ce n’est pas grand et pourtant ça vous permet de recueillir et donner des informations clés ! Voici ce que vous pouvez ajouter et qui peut faire une vraie différence :

  • Votre photo ; oui, je sais, c’est un peu intimidant. Mais je vous invite vraiment à le faire car votre carte va se distinguer de 90% des autres cartes et ainsi, on se souviendra beaucoup mieux de vous. Et c’est bien souvent ce que l’on recherche, non ?
  • Votre positionnement professionnel : Un titre global et idéalement 3 mots-clés qui spécifient votre expertise. Vous envoyez un message clair, qui peut en plus constituer une bonne ouverture pour engager la conversation sur une dimension professionnelle.
  • L’adresse de votre profil LinkedIn : vous donnez une porte d’entrée privilégiée au résumé de votre parcours professionnel.

Votre adresse personnelle n’est généralement pas vraiment utile donc privilégiez les informations que vous voulez qu’on retienne à votre propos.


Projet professionnel cibléChaque mois, je rencontre beaucoup de femmes expatriées qui me disent à quel point elles sont impatientes de travailler, parce que c’est important pour elles, de retrouver cet équilibre vie pro/vie perso. Pour atteindre leur objectif, elles choisissent alors de se positionner comme étant “ouvertes à toutes les opportunités” et attendent de “voir ce qu’on leur propose”.

Cette posture montre qu’elles pensent qu’il est préférable, voire plus judicieux, de ne pas avoir de positionnent cible, car celui-ci pourrait limiter les opportunités venant vers elles.

Je comprends parfaitement cette stratégie, car je l’ai moi-même, utilisée au début de ma  recherche, en pensant qu’il me serait bénéfique de faire preuve de la plus grande humilité car je ne voulais pas donner l’impression que  j’arrivais en terre conquise.

Cette stratégie ne m’a mené nulle part, et j’ai surtout eu l’impression d’errer… Ce qui fut assez frustrant, voire déstabilisant.

Dans le bouleversement de mon expatriation et de ma recherche d’emploi en terre étrangère, j’ai réalisé que j’avais oublié un des fondamentaux lorsque je faisais moi-même du recrutement : ma priorité était de trouver la personne parfaite pour le poste et non pas de trouver le poste parfait pour le/la candidat(e).

Une fois que je me suis rappelée cela, j’ai compris qu’il fallait que j’abandonne cette stratégie de “je suis ouverte à toutes les opportunités” pour à la place, dire aux recruteurs, et à mon réseau, à quel poste je serai LA personne parfaite !

Je vous en dis plus dans ces 2 vidéos (qui font juste un peu plus de 2 minutes chacune) :




 

3 erreurs à éviter avec votre reseauLe réseau c’est bien souvent notre bête noire quand on cherche du travail à l’étranger. On sait que l’on doit le développer, parce que ceux qui ont trouvé ont souvent réussi grâce au réseau mais n’empêche, ce n’est généralement pas notre truc. Si vous vous retrouvez dans cette description, laissez-moi vous aider en vous évitant de commettre ces 3 erreurs qui peuvent mener votre recherche d’emploi dans l’impasse !


Erreur #1 : Voir petit avec votre réseau

Vous avez dit à toutes les personnes de votre entourage que vous cherchiez du travail et vous avez rencontré les contacts que l’on vous avait transmis. Vous avez peut-être même eu une entrevue avec la Chambre de Commerce française locale… Et à présent, vous vous dites : «Ca y’est, j’ai fait le tour de mon réseau ».
Si vous arrivez à cette conclusion, c’est que vous omettez deux points clés du réseau :
– le réseau qui a le plus d’impact, ce n’est pas votre réseau déjà existant. C’est celui que vous allew vous constituer au fur et à mesure de votre recherche d’emploi parce qu’il va être de plus en plus précis par rapport à votre projet professionnel. Votre réseau n’a en fait comme limite, uniquement celle que vous lui fixez.
– Le réseau qui a le plus d’impact n’est pas votre réseau de 1er degré (vos connaissances directes) mais votre Réseau de 2e voire 3e degré (“les amis de vos amis” et “les amis des amis de vos amis”). Donc ne négligez pas de demander lors de vos rencontres, s’ils ont des relations qui seraient interessantes que vous rencontriez.

Erreur #2 : Commencer trop tôt

Commencer à développer votre réseau professionnel dès votre arrivée, est selon moi, prématuré. Je vous recommande de prendre le temps d’identifier quel est le projet professionnel qui, à la fois, vous convient ET qui va trouver un certain écho sur votre marché. Autrement dit, attendez d’être claire sur votre objectif pour formaliser le message que vous voulez faire passer à votre réseau.

Avoir un message clair signifie :
– Que votre interlocuteur pourra facilement le répéter à quelqu’un de son réseau qui pourrait être intéressé par vos compétences.
– Qu’il saura sans difficulté expliquer ce que vous cherchez, quelles sont vos compétences-clés et quels problèmes concrets vous savez résoudre.

Si les gens sont généralement ravis de pouvoir aider, aidez-les à le faire ! Sachez leur dire concrètement comment ils peuvent vous aider.
Ceci m’amène directement à la troisième erreur…

Erreur #3 : Demander du travail

Je n’ai pas dit « ne pas dire que vous cherchiez du travail ». La nuance est TRES importante.
Beaucoup de personnes pensent que développer leur réseau en contactant des professionnels pour finalenent ne pas leur demander un travail est comme jouer un jeu de dupes.Ces personnes me demandent à chaque fois : “Mais pourquoi ne pas leur demander un travail puisque c’est ce que je cherche et que c’est pour cela que je les contacte ?” ?

Parce que si la personne n’a pas de poste vacant dans son équipe, au moment où vous la contactez, sa réponse négative va marquer la fin de votre échange.
En revanche, si vous changez la question, la réponse pourrait vous ouvrir d’autres perspectives, bien plus fertiles. C’est ça, la « magie » du réseau.

Votre interlocuteur sait que vous cherchez du travail. D’ailleurs je vous recommande de ne pas le cacher, mais votre démarche doit viser à créer une relation. Votre contact peut avoir une information-clé à vous partager, un contact à vous recommander, vous faire une proposition que vous n’aviez pas envisagée…


Vous avez des difficultés à savoir quels poste vous visez ? Du coup, vous vous sentez bloquée pour développer votre réseau ? Je peux vous aider  ICI


Travailler a SGP - FemmExpat

Vous cherchez du travail à Singapour et vous vous demandez à quoi ça pourrait ressembler de travailler dans cet environnement multiculturel ? Voici mon expérience. J’ai travaillé dans une société française, dans laquelle la DRH et le DAF étaient français. Mais au quotidien, mon management direct et mes collègues étaient singapouriens, malaisiens, philippines, indonésiens.

J’étais la seule « caucasian » comme ils avaient l’habitude de me définir et oui, j’ai souvent vécu des situations déroutantes mais qui ont, incontestablement, enrichi mon expérience singapourienne.

Des codes de politesses différents

Je suis sûre qu’il vous est déjà arrivé que vos voisins locaux ne retournent pas forcément vos «Hello» lorsque vous les croisez à l’ascenseur. Je le sais parce que moi, ça m’arrive souvent et que j’ai vécu la même situation en entreprise.

J’ai d’abord été assez surprise puis un peu vexée, j’avoue, lorsque mes collègues s’asseyaient à leur bureau, sans même m’adresser un bonjour ou un signe de salutations. Idem le soir en partant, elles pouvaient partir, sans un mot.

Puis j’ai vu des collègues traverser entièrement l’open-space sans adresser un regard à qui que ce soit,  et se mettre au travail sans un mot à celles que je savais être leurs amies. Vérification faite autour de moi, nous les «caucasian » faisions face à la même situation et au même étonnement ! Rien de personnel donc. Il s’agissait juste d’une différence culturelle.

Cette différence nous heurte parce que, dans notre culture, dire « Bonjour » et « Au revoir » sont considérés comme des minimums de politesse. Mais ici, leur importance est plutôt relative. Cela ne signifie pas que les locaux sont impolis comme je l’ai souvent entendu. Seulement que nous avons des codes différents.

Un exemple inversé ? En France nous ouvrons immédiatement le cadeau reçu. En Asie, cela pourrait être perçu comme de l’impolitesse.

Mon conseil : Observez comment les locaux interagissent entre eux, pour comprendre  leurs codes. Les différences culturelles se glissent à plein d’endroits.

La nourriture, une vraie religion !

Pour lire la suite : http://www.femmexpat.com/destination/asie-pacifique/singapour/travailler-a-singapour-3-astuces-pour-mieux-sintegrer/


 

1ere impression

Quand on pense à donner une bonne première impression, on pense bien sûr à notre apparence physique. Mais la façon dont on engage la conversation avec l’autre est toute aussi primordiale. Il y’a bien souvent le «small talk» (pour en savoir plus c’est ICI) qui nous aide à ouvrir la conversation jusqu’à que la fameuse question « What do you do ? » ( ou son équivalent local) arrive…

Alors voici mes conseils mes conseils pour vous aider à une bonne première impression quand vous discutez avec quelqu’un pour la première fois :


Conseil #1  : Visez de créer une conversation

Pour cela, parlez avec des mots de la vie de tous les jours ! Évitez les termes techniques ou les mots qui sonnent vraiment comme du langage d’entreprise comme par exemple les mots “fonctionnel”, “structurel”, “transversal” …
Votre elevator speech doit servir à donner des informations qui vont permettre à votre interlocuteur, de rebondir sur ce que vous venez de dire. Donc ne l’embrouillez pas avec du jargon. Visez la simplicité, c’est ce qui a de plus efficace !

Vous présenter ne doit pas être une fin en soi. En vous présentant, vous partagez des informations qui doivent “donner la balle” à l’autre pour continuer à discuter ensemble et ainsi créer une vraie relation. Il sera alors plus facile de se souvenir de vous, et donc de savoir comment vous aider.

Conseil #2 : Ne résumez pas votre CV !

Trop souvent, les premières informations données sont relatives à notre passé. Il n’est pas rare d’entendre le diplôme, les expériences passées avant d’enfin parler de la situation présente.
Peu importe votre diplôme, depuis quand vous vivez dans ce pays, combien d’enfants vous avez… Ce sont des informations que vous pourrez partager plus tard bien sûr. Mais lors de la première discussion, ce n’est pas vraiment le bon timing. Votre interlocuteur s’intéresse à vous, dans l’Ici et Maintenant et non pas à votre biographie !

Donc, comme vous cherchez du travail, votre objectif est de répondre en essayant de faire comprendre tout de suite à votre interlocuteur votre expertise, et le must, est de piquer un peu/beaucoup sa curiosité.

Par exemple, si on se rencontrait pour la première fois, voici ce que je pourrais vous répondre : “J’aide les femmes expatriées impatientes de travailler à développer leur réseau professionnel parce que c’est ce qui a de plus efficace mais c’est pourtant ce qui représente leur plus gros challenge “.

Avec ma réponse, mon interlocuteur a plusieurs possibilités pour rebondir :«Pourquoi développer son réseau est le plus efficace ?» «Quelles sont leur difficultés plus précisément ?» «Comment aides-tu tes clientes là-dessus ? » « Ne les aides-tu que sur le réseau ou sur d’autres aspects de la recherche d’emploi ?».
Et moi, je peux continuer de nourrir la conversation en demandant à mon interlocuteur, son avis sur l’importance du réseau, sur sa facilité ou ses challenges à développer le sien …

Conseil #3 : Entraînez-vous à voix haute !

Si se présenter efficacement demande d’y réfléchir et de réunir sur le papier vos idées, le plus important est que ce soit fluide quand vous le partagez avec d’autres.
Donc vous pouvez avoir différentes façons de parler de vous. N’écrivez pas de « script », pratiquez uniquement à l’oral en ayant en tête les idées principales pour lesquelles vous voulez qu’on se souvienne de vous.
Je vous recommande de faire cet exercice dans les deux langues : en français, et dans la langue de travail de votre pays. On ne pense pas de la même façon dans deux langues différentes donc il est préférable de ne pas miser sur une traduction en direct de vos idées.
En vous préparant de la sorte, vous êtes en train de vous préparer une boite à outils dans laquelle vous pourrez aller piocher, en fonction des situations et de votre interlocuteur. Pratique, n’est-ce pas ?


Vous rencontrez des difficultés à définir les messages que vous voulez faire passer ? Peut-être est-ce dû au fait que vous avez du mal à identifier quel poste précisément vous recherchez ? Ne restez pas seule, je peux vous aider. Découvrez comment ICI