Vous vivez à l’étranger depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avec votre femme et vos enfants ? Ça y’est vous avez pris vos marques au travail et les enfants se sont bien adaptés aussi à leur nouvelle école. C’est pour votre femme que le bilan est plus mitigé. Pas malheureuse, mais pas heureuse non plus dans cette nouvelle vie.Travailler lui manque. Enfin, plus exactement, son identité professionnelle et son indépendance financière. Car ce n’est pas nécessairement son précédent poste qu’elle voudrait retrouver. Mais quoi exactement, elle ne le sait pas non plus très clairement.

Elle a commencé à répondre à des annonces, mais pour l’instant, pas de résultats concrets. Vous aimeriez l’aider mais vous ne savez pas vraiment comment lui être utile.

Si je viens de décrire votre situation, bonne nouvelle ! Voici dans cet article, 4 conseils de la part de quelqu’un qui a été exactement dans la même situation que votre femme :


#1 : Reconnaissez les challenges qu’elle traverse

Je ne serai pas surprise si vous me disiez que votre femme a son moral en berne. Vous trouvez peut-être qu’elle dramatise un peu alors que sa situation n’est pas si mauvaise que cela. Vous aimeriez bien vous, avoir du temps pour vous ! Il y’a pire comme situation, non ? Vous n’avez pas tort mais je voudrais attirer votre attention sur le fait que votre femme vit une situation des plus déroutantes. Contrairement à vous et à vos enfants, il n’y avait ni entreprise ni école qui l’attendait à son arrivée. Déracinée mais sans “pot” dans lequel elle allait pouvoir elle aussi, poser ses racines, la voilà face à des questionnements qui peuvent la déstabiliser, d’une façon inédite, inattendue et  bien plus en profondeur qu’il n’y parait.

Cela ne signifie pas que vous et vos enfants ne vivez pas aussi des challenges pendant cette expatriation. Je sais qu’ils sont nombreux pour chacun de vous. Mais ceux de votre femme ont un caractère unique. Si vous comprenez ces spécificité et complexité, vous lui offrez une compréhension qu’elle ne trouvera probablement nul part ailleurs. Amis et famille en France ne seront pas en mesure de comprendre vraiment sa situation. Ils peuvent en plus la voir comme une privilégiée qui n’a vraiment aucune raison de se plaindre. Et ce n’est généralement pas avec ses nouveaux amis sur place que votre femme pourra s’ouvrir sur ses questionnements.

En reconnaissant ses challenges, ne craignez pas de la conforter dans ses “plaintes”. Au contraire vous allez lui permettre de se sentir comprise. C’est un vrai “game-changer” pour se remotiver et se dépasser face aux difficultés.

#2 : Bannissez les “T’as qu’à…”

Je crois que c’est le début de phrase que j’ai le plus entendu quand je cherchais du travail. Pas de la part de mon mari. Mais des nombreuses personnes à qui j’ai parlé de ma recherche. Et vous savez le conseil que j’ai le plus entendu : “T’as qu’à contacter les entreprises françaises”. Ah oui bonne idée je n’y avais pas du tout pensé… Voici un exemple typique des conseils que l’on reçoit quand on cherche du travail et qui n’aide pas vraiment. Le plus dur, c’est que la plupart des conseils “T’as qu’à…” viennent de personnes qui n’ont jamais vécu l’expérience de chercher du travail à l’étranger…

Mon conseil ? Si vous avez un “T’as qu’à” sur le bout de la langue, retenez-vous et transformez-le en “De quoi aurais-tu besoin ? ” ou “Comment puis-je t’aider?”. Ce sont deux questions que l’on ne nous pose jamais alors que justement on est dans une situation dans laquelle on ressent de la vulnérabilité.  Offrir de faire quelque chose sera bien plus utile et bénéfique qu’offrir des conseils évidents.  Et si elle vous répond “Rien du tout”, ne le prenez pas mal. Lui poser la question était déjà un cadeau en soi.

#3 : Ouvrez lui votre réseau

Votre femme ne le sait peut-être pas, mais ce dont elle a énormément besoin pour décrocher un poste, c’est de développer son réseau professionnel. Et vous, vous en avez un, à portée de main, même si vous ne faites pas le même métier que votre femme.

Parce qu’au sein de votre entreprise, il y a peut-être quelqu’un qui exerce le métier qu’elle recherche. Vous pourriez donc simplement les mettre en contact. Votre rôle en jouant les intermédiaires n’est pas de chercher du travail pour votre femme. Il est d’être un connecteur entre elle et des personnes ressources qui pourraient lui partager avis, conseils, retour expérience pour l’aider à mieux cerner son marché et affiner son positionnement.

Le service RH de votre entreprise peut aussi lui être utile, avec des professionnels du recrutement qui peuvent regarder son CV et lui donner un feedback.

#4 : Accepter qu’elle ait besoin d’une aide professionnelle

Vous le savez peut-être, ce sont pas les meilleurs professionnels qui sont recrutés, ce sont les meilleurs candidats… Cela signifie que vous pouvez être le meilleur pour le job, si vous ne savez pas comment le montrer dans votre CV et l’expliquer en entretien, quelqu’un de moins bon techniquement pourra être recruté à votre place, car il aura su mieux faire la démonstration de ses atouts…

Savoir chercher efficacement du travail, ça s’apprend. C’est exactement le cœur de mon travail avec mes clientes qui vivent partout dans le monde et à qui j’apprends les techniques et leviers à activer pour décrocher un poste le plus rapidement et le plus facilement possible.

Un accompagnement, ça a un coût qui n’était peut être pas prévu à l’origine, mais voyez le plutôt comme un investissement qui sera totalement rentabilisé son premier ou deuxième mois de salaire…


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