3 bonnes raisons de ne pas dire toute la vérité en entretien

Vous connaissez l’adage : « Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire » ? Je peux vous dire qu’il s’applique très bien aux entretiens d’embauche. Comme nous le disait Emma dans son interview (à decouvrir ICI), la rencontre entre un candidat et un recruteur ressemble un peu à un rendez-vous galant dont l’objectif est de se plaire mutuellement. Donc, comme lors d’un rendez-vous galant, il y’a certaines choses qu’il convient de ne pas dire ou bien de présenter avec un peu de stratégie. Je vous aide avec 3 exemples de  questions qui vont forcément vous être posées:

1/ « De combien de temps est la durée de contrat de votre mari ? »

Dans certains pays, le nom de notre visa révèle automatiquement que nous sommes dans le pays parce que nous « accompagnons » notre conjoint. L’existence même de votre visa révèle que vous êtes dans ce pays pour une durée limitée.

C’est une question classique qui va vous être posée tout ou tard. Et par expérience, elle arrive assez tôt dans le processus de recrutement.

Ce que je vous recommande de faire, c’est lorsque cette question arrive, c’est de ne pas y répondre simplement en disant : 1 ans, 2 ans et de vous arrêter là. Cette question demande d’aller plus loin et de rassurer le recruteur. Je vous recommande de dire que pour l’instant, la durée est de X ou Y années mais que pour vous, c’est un début.

Cela peut paraître malhonnête, si effectivement ce n’est pas comme ça que vous envisagez l’avenir. Mais honnêtement, qui peut prédire comment les choses vont tourner ? Peut-être aujourd’hui, vous n’envisagez pas de rester au-delà de X ou Y années. Mais il est malgré tout, assez difficile de prédire avec certitude, ce qui va se passer d’ici l’échéance du contrat de votre mari, n’est-ce pas ?  Dans 3 ans, vos projets auront peut-être changé. 3 ans dans un nouveau pays peuvent beaucoup modifier vos certitudes et vos envies (je vous parle par expérience :-)).

C’est pour cette raison que je vous invite à nuancer la date de votre départ de votre pays d’accueil et à donner une perspective de long-terme à votre candidature. Le recruteur sera alors rassuré et vous considérera comme une candidate à part entière et non pas une candidate « sur le départ ».

2/ «Vous vous plaisez ici ? » 

C’est une question classique, souvent accompagnée de « Ce n’est pas trop difficile d’être loin de votre famille ? ». Lorsque les recruteurs vous posent une question de ce type, soyez très consciente qu’ils ne vous la posent pas pour faire preuve d’empathie à votre égard ou pour savoir s’ils pourraient faire quelque chose pour vous aider. Pas du tout !!!!

Gardez bien en tête que cette question, posée dans le cadre d’un recrutement, vise à savoir comment vous, l’étrangère, vous vous adaptez à la vie et à la culture locales. Et donc, si vous allez être en mesure de vous adapter à la vie de leur entreprise.

Si vous aimez votre pays d’accueil, n’hésitez pas à le montrer avec enthousiasme. On se sent toujours flatté quand les gens disent qu’ils adorent notre pays (vous avez dû le remarquer lorsque vous dites que vous êtes Française. Il n’est pas rare que les yeux des gens se mettent à pétiller et qu’il vous dise à quel point Paris est magnifique…. Je ne suis pas Parisienne mais leur compliment n’est pas désagréable à entendre 😉 ).

Si en revanche, vous n’êtes pas sous le charme de votre pays d’accueil, et bien….ne le dites surtout pas !!! Partager vos déceptions, vos difficultés d’adaptation, vos désarrois face à la météo, à la nourriture, aux manières des locaux… dressent un mur entre vos interlocuteurs et vous. Et quand on cherche du travail, ce n’est pas du tout ce que l’on cherche à faire !! Donc je vous recommande de réfléchir à deux ou trois choses qui vous plaisent/que vous trouvez agréable/que vous trouvez différentes et pratiques dans votre pays d’accueil et citez-les quand la question vous est posée.

3/ «Pourquoi souhaitez-vous rejoindre notre entreprise » ?

Si la première réponse qui vous vient, c’est : « on a besoin d’un second salaire » ou « je commence à tourner en rond » ou encore « j’aime mes enfants, mais je ne suis pas faite pour passer mes journées avec eux »… et bien… abstenez-vous !!!

Tournez 7 fois votre langue dans la bouche et remplacez votre réponse par une phrase qui mette en valeur votre projet professionnel, vos objectifs de carrière, votre envie d’un accomplissement professionnel…

Encore une fois, si la question de savoir ce qui vous amène à recherche un poste aujourd’hui vous est posée, il ne s’agit pas pour les recruteurs de voir comment il peut vous aider à vous soulager d’une difficulté. Non ! Son but est de déterminer si vos objectifs et ceux de l’entreprise coïncident.

De plus, révéler des informations sur votre situation personnelle peut se retourner contre vous d’une autre façon ; il révèle un manque d’à-propos (le recruteur aussi sympathique soit-il, n’est pas votre confident) et un manque de discrétion. Si vous vous livrez aussi facilement, l’entreprise peut aussi craindre que vous fassiez la même chose avec ses données…

D’une façon générale, gardez en tête que lors d’un entretien, vous devez rester focalisée sur l’aspect professionnel de votre candidature. Il ne s’agit jamais de se confier voire de se confesser aux recruteurs, même lorsque les questions se rapprochent de votre sphère personnelle.

Les entretiens d’embauche vous stressent ? Vous avez peur de vous prendre le pied dans le tapis, avec les questions des recruteurs ? C’est normal, un entretien est un véritable exercice ! Sachez que je peux vous aider pour vous préparer aux questions classiques des recruteurs et à vous présenter comme une vraie professionnelle.

Camille GAUTRY

Consultante RH expatriée depuis 2012, j’ai été dans la même situation que vous : un fort désir de travailler pendant mon expatriation, mais pas de plan de route pour y arriver. Grâce à des changements de paradigmes qui ont fait toute la différence, j’ai réussi !
Aujourd’hui, j’accompagne pas-à-pas les femmes expatriées qui veulent elles aussi, découvrir et décrocher le job qui leur ressemble pendant leur expatriation.
Enthousiasme, bienveillance et professionnalisme, voilà les épices de mon accompagnement, le tout saupoudré d’un peu de psychologie positive, pour un accompagnement qui pétille !
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